Archives Ancien Menly Il y a 2 années Rédigé par Julien Maron

Valérie Trierweiler, le journalisme c’est pas maintenant

Le changement c’est maintenant. Bien reçu, on a compris le message : François Hollande va révolutionner le statut de Président, il va arrêter de faire des cadeaux aux riches, il va rouler en voiture hybride et il ne va pas se marier avec sa compagne. Une vraie rupture qui s’annonce pour les cinq prochaines années […]

Le changement c’est maintenant. Bien reçu, on a compris le message : François Hollande va révolutionner le statut de Président, il va arrêter de faire des cadeaux aux riches, il va rouler en voiture hybride et il ne va pas se marier avec sa compagne. Une vraie rupture qui s’annonce pour les cinq prochaines années (ou plus). Du coup, tout le monde veut appliquer ce slogan à la lettre.

Ainsi, cette chère Valérie Trierweiler «ne veut pas être la potiche» de service qui sourit aux réceptions, libère des prisonnières et se fait draguer par des chefs d’Etat un peu coquins (Berlusconi, nous cherchons toujours ton digne héritier). Non, Valérie Trierweiler veut imposer son style, largement inspiré de celui de Danielle Mitterrand certes, mais qui lui aussi marquera une rupture dans le rôle de première dame. Pardon, de « compagne du président de la République ».

Mme Trierweiler espère donc continuer à travailler. Mais on a une mauvaise nouvelle pour elle : elle ne pourra pas. Désolé de décevoir tous ceux qui s’attendaient déjà à la voir remplacer Anne Sinclair sur BFM ou Claire Chazal sur TF1 (elle ne pouvait décemment pas rester sur Direct 8, son homme est quand même président). Pour quelle raison ? Plusieurs paramètres entrent en compte.

Tout d’abord, celle qui fut journaliste politique à Paris Match serait fatalement gênée aux entournures pour juger de la politique intérieure de la France. Tout comme on a privé Audrey Pulvar d’exercer son métier sous prétexte que son compagnon était candidat à la primaire socialiste, on devrait en faire autant pour Valérie Trierweiler. Mais la double divorcée est maligne : elle a émis l’idée d’interviewer des personnalités internationales pour continuer à vivre de sa passion journalistique. Difficile cependant de ne pas aborder la politique française avec ses invités, tant l’hexagone est concerné par tous les sujets internationaux (crise de la dette, Grèce, guerre contre le terrorisme, Afghanistan, mariage gay etc.).

La seule façon pour elle d’éviter le sujet « François Hollande » serait de faire des interviews ternes et sans relief qui n’intéresseront pas les Français puisqu’on ne parle pas d’eux. Mais Valérie Trierweiler a-t-elle pris en compte qu’en sa qualité de femme de Président, elle sera toujours accompagnée du Service de protection des hautes personnalités et que chacun de ses déplacement devra être planifié ?

Mais laissons lui le temps de savourer l’état de grâce. Qu’elle profite elle aussi de ses premiers jours de présidence. Parce que l’Elysée va très vite lui faire comprendre qu’au mieux, tout ce qu’elle pourra faire, c’est tenir un blog.

 

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