Archives Ancien Menly Mis à jour le 22/07/2012 Rédigé par Julien Maron

The Dark Knight Rises : récit de l’avant-première au Grand Rex

Samedi, une foule impressionnante patiente devant le Grand Rex, ce vulgaire cinéma de quartier. Les fans sont nombreux pour  l’avant-première de ce film indépendant à petit budget. Son nom ? The Dark Knight Rises, ou quelque chose dans le genre. Il faut dire qu’on a su nous vendre le truc, à coup de slogans tous plus […]

Samedi, une foule impressionnante patiente devant le Grand Rex, ce vulgaire cinéma de quartier. Les fans sont nombreux pour  l’avant-première de ce film indépendant à petit budget. Son nom ? The Dark Knight Rises, ou quelque chose dans le genre.

Il faut dire qu’on a su nous vendre le truc, à coup de slogans tous plus racoleurs les uns que les autres : « la légende s’achève« , « film le plus gigantesque jamais tourné depuis le muet » ou encore « regardez le film avec Christian Bale & co« . Bon, ça c’était avant qu’un cinglé du Colorado s’en prenne aux fans de Batou et fasse plus de 60 victimes. Heureusement, un faux Batman accompagné d’une contrefaçon de Bane déambulent le long de la foule pour veiller au grain.

Vers 18h, deux heures avant le début de la projection, ils étaient déjà plus de 800 à patienter le long de la rue Poissonnière, éphémère lieu de rendez-vous des Batfans. Ils seront finalement plus de 2500,  t-shirts à l’effigie de la chauve-souris, tickets en mains, quelques cheeseburgers et une banane pour patienter. Tous venus voir le film-évènement de l’année en compagnie de Nolan et sa bande. Ou plutôt, sans Nolan et sa bande, retournés aux Etats-Unis suite aux incidents que l’on sait.

C’est pour cette raison que des places ont été remises en vente aux alentours de 19h, pour combler les sièges laissés vides par ceux qui ne se sentaient pas de regarder le film sans son équipe.

25 minutes d’attente, de joie et de discussion plus moins en rapport avec le film,  nous pénétrons enfin dans l’enceinte. Après l’accord du premier « gorille », qui vérifie si nous ne cachons pas de caméra ou de sandwich Daunat dans nos besaces, nous pouvons rentrer et nous faire offrir un morceau « exclusif » de la pellicule du film. Une exclusivité que tout le monde partage, les samples étant les mêmes.

La salle ne tarde pas à se remplir. La Bande Originale résonne déjà dans nos oreilles, nos yeux restant quant à eux rivés sur l’écran et son logo géant du Chevalier Noir, « au cas où ça démarrerait plus tôt que prévu. Et sans qu’on nous prévienne« . Il reste plus d’une heure avant le début de la projection, ça en fait du popcorn à 5 euros et de la bouteille d’eau plate à 3 euros à acheter.

Les videurs surveillent à la longue-vue si des énergumènes ne filment pas. Si vous voyez sur internet un fichier du nom de « TheDarkKnightRises_GrandRex_VOST_Screener.torrent« , ne cliquez pas, c’est un faux. Et puis de toute façon, télécharger un film c’est mal. Comme de voler une télé.

En attendant, le Batman d’un jour accompagné de Bane entre dans la salle, au niveau de la scène. Manque de chance, nous étions en haut. Ils posent avec les fans, venus en file indienne pour défier le héros et le bad guy. On aperçoit même un fan déguisé en joker venu saluer son ami rongeur. Les photos s’enchaînent tandis que quelques fans déposent des fleurs pour les victimes de la fusillade à côté des drapeaux américains et français. Il est 19h20, aucune place n’est laissée libre.

La dernière demi-heure s’apparente à un ralentissement excessif du temps, comme si les secondes devenaient des minutes et ainsi de suite. Chacun tente de s’occuper, il y a ceux qui applaudissent, dès qu’un vigile ou le concierge de la salle passe devant l’écran. D’autres dépensent 26 euros en popcorn, eau et bonbons. Chacun voit Batman à son porte-monnaie.

Vers 20h, l’écran s’éteint et le logo change. Un homme se présente face à une foule en délire qui l’applaudit très chaudement. Ce n’est ni Tom Hardy et encore moins Marion Cotillard, il s’agit d’un représentant du cinéma venu annoncer le début de la projection et lire une lettre de Christopher Nolan écrite à l’occasion de la tuerie de Denver. Entre émotion et impatience, la foule se prépare malgré tout à l’évènement cinématographique de l’année.

Dans une ambiance « argentine », le film démarre et il faut même l’intervention d’un jeune homme et son « ferme ta gueule » du plus bel effet à une demoiselle un peu trop bavarde et bruyante pour que tout le monde se calme, après s’être bien marré. La claque peut commencer.

Dès la première image, salve d’applaudissements. Il y en aura d’autres. Imaginez-un peu une salle de geeks au moment de voir Steve Jobs pour la première fois. Rajoutez une cape, un masque de chauve-souris et un être vivant, vous aurez alors compris le boucan qu’il y a pu y avoir à l’apparition de Christian Bale. Chaque vanne, chaque coup de pompe du Dark Knight, chaque symbole ou référence donne droit limite à une ola. Sous un tonnerre d’applaudissements, le film se termine. Chaque nom du générique est scandé, sauf celui de Marion Cotillard, hué pour l’occasion sans qu’on ne sache vraiment pourquoi. Quoique.

Voir un film, c’est bien. Y assister en avant-première, c’est différent. Evidemment, tout est un peu surfait, chaque réplique un peu sentie donne droit à des fous-rires. On se demande même si le public n’applaudirait pas au moment de voir Batman faire ses besoins. Ce qui, en en y réfléchissant bien, serait sans doute son plus grand exploit, vu ce costume.

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