Archives Ancien Menly Mis à jour le 03/10/2010 Rédigé par Julien Maron

Smart e-bike : le vélo high-tech électrique

Le concept de vélo électrique futuriste, présenté pour la première fois aux côtés du smart escooter à l’occasion du Mondial de l’Automobile de Paris 2010, devrait être intéressant pour se déplacer sans efforts en centre-ville, mais aussi pour faire du sport. A la différence du e-scooter, le moteur de l’ebike n’est pas commandé par une […]

Smart ebikeLe concept de vélo électrique futuriste, présenté pour la première fois aux côtés du smart escooter à l’occasion du Mondial de l’Automobile de Paris 2010, devrait être intéressant pour se déplacer sans efforts en centre-ville, mais aussi pour faire du sport. A la différence du e-scooter, le moteur de l’ebike n’est pas commandé par une poignée d’accélérateur, mais par l’énergie fournie par l’utilisateur en appuyant sur les pédales. Ce type de propulsion hybride combinant la force musculaire à celle d’un moteur électrique offre quatre niveaux d’assistance. Par son design et sa conception, ce vélo high-tech pose des jalons, à commencer par son look futuriste et ses jantes en alliage léger au design original, sans parler de sa dotation technique.

Outre son design accrocheur et sa technologie d’avant-garde, le nouveau smart ebike possède un atout particulier : la polyvalence. Sur les trajets quotidiens, par exemple pour se rendre à l’école, à l’université ou au travail, le moteur électrique ménage les forces du cycliste : grâce à l’assistance électrique, les côtes paraissent bien moins terribles. Débarrassé du traditionnel changement de vitesses, l’ebike est extrêmement simple à utiliser. Le vélo high-tech se prête toutefois également aux exploits sportifs. En effet, le moteur électrique intégré dans la route arrière ne fournit pas une assistance illimitée, mais est automatiquement bridé à 25 km/h. Au-delà, la vitesse maximale possible n’est limitée que par la forme physique de l’utilisateur. Conséquence pratique pour tous les « bikers » : pas de besoin de permis de conduire pour utiliser ces Pedelecs (Pedal Electric Cycle – cycle à assistance électrique), puisqu’ils ne peuvent pas rouler au delà de 25 km/h en mode électrique.

Un cadre sport léger avec des éléments stylistiques propres à la marque

D’emblée, le smart ebike impressionne par son langage plastique épuré et par son apparence « ordonnée » bien spécifique. Le cadre témoigne d’une grande robustesse tout en restant élégant. Composé de profilés d’aluminium de grande section très résistants en torsion, il assure une liaison directe et stable entre la potence et le pédalier. Le smart ebike pèse environ 22 kilogrammes et figure ainsi parmi les vélos électriques les plus légers de son segment. Le guidage de la roue arrière est lui aussi assuré par de solides profilés d’aluminium généreusement dimensionnés qui permettent de renoncer aux renforts habituels. Les composants techniques tels que les câbles sont posés de manière à rester invisibles, ce qui contribue à l’impression d’ensemble harmonieuse et épurée. Le design de l’habillage de la partie inférieure du cadre s’inspire des panneaux de carrosserie (bodypanels) de la smart fortwo et souligne ainsi l’appartenance à la marque. Avec leurs six doubles rayons et leur design aérien, les jantes de 26 pouces parachèvent l’allure dynamique du vélo. Elles sont dotées de pneus d’une largeur de 40 millimètres qui améliorent le confort de grâce à leurs excellentes propriétés d’auto-amortissement. Ils peuvent ainsi affronter sans problème des revêtements grossiers ou un « raccourci » par le trottoir.Le smart ebike a été conçu et réalisé d’après un cahier des charges des stylistes smart, en collaboration avec l’atelier berlinois de fabrication de cycles électriques GRACE. Cette société est spécialisée dans les vélos électriques haut de gamme entièrement intégrés. Le projet a été placé sous l’égide de Karlheinz Nicolai. Ce spécialiste du deux-roues jouit d’une excellente réputation de développeur et de concepteur de cycles haut de gamme auprès des professionnels de la branche.
Un phare directionnel pour une vision optimale dans l’obscurité

Le phare avant contribue à la sécurité active. Il n’est pas fixé sur le cadre mais intégré au guidon. L’effet obtenu est identique à celui produit par les systèmes d’éclairage actif dans les virages que l’on trouve sur les voitures : le phare à LED intégral de conception moderne assure un éclairage optimal de la zone en amont. Cette solution a également l’avantage d’être esthétique, au même titre que le feu arrière à LED inséré à la base de la selle. Ces deux équipements sont intégrés avec une telle élégance qu’ils n’affectent en rien la ligne générale du vélo.
Propulsion hybride combinant la forme musculaire à celle d’un moteur électrique

Techniquement parlant, l’ebike dispose d’une propulsion « hybride », puisqu’il combine la force musculaire et l’énergie électrique. L’assistance électrique est fournie par un moteur à courant continu de 250 W, intégré dans le moyeu de la roue arrière. Le courant nécessaire à la marche est stocké dans une batterie lithium-ion compacte d’une tension de 36 V et d’une capacité de 9,6 Ah. Le bloc d’accus est placé sur le cadre, au-dessus du cache de pédalier. Il est recouvert par les bodypanels qui habillent le cadre. La prise prévue pour le chargeur est placée sous le roulement du pédalier. L’ebike peut être branché sur n’importe quelle prise électrique domestique, comme un ordinateur portable. La recharge complète dure entre deux et trois heures. Pendant les trajets, l’énergie récupérée au freinage est stockée dans la batterie.
Plug-and-play : avant de partir, posez votre smartphone sur son support

Comme pour l’escooter, l’ebike fait appel à un smartphone qui assure différentes fonctions pendant les trajets, et notamment celles d’un tachymètre et d’un cardiofréquencemètre. Le smartphone joue aussi simultanément le rôle de « démarreur » et d’antidémarrage. Une fois posé sur le support qui lui est dédié, il active de lui-même le système de propulsion. Dès que le cycliste retire le smartphone, l’ebike est automatiquement verrouillé et protégé contre le vol.
Le moteur électrique se met en marche dès que l’utilisateur appuie sur les pédales, comme il le ferait avec n’importe quel vélo. La transmission de la force motrice à la roue arrière s’effectue selon le principe habituel sur les vélos, de la pédale jusqu’à l’entraînement final, en passant par le roulement du pédalier. Particularité de l’ebike : les fonctions du plateau et de la chaîne sont assurées par une poulie et une courroie dentée qui fonctionnent sans bruit et, comme tous les autres composants du système de propulsion, sans entretien.
Quatre niveaux d’assistance

Le cycliste détermine lui-même la puissance qui doit être délivrée en complément de sa force musculaire. Pour cela, il dispose d’un bouton sur le cintre. Quatre niveaux d’assistance sont proposés, le dernier et le plus fort assurant une poussée maximale. Selon le degré d’assistance, l’autonomie par cycle de charge atteint 30, 50, 70 ou 90 kilomètres, ce qui est dans tous les cas largement suffisant pour couvrir les trajets habituels. Si l’utilisateur modifie la puissance pendant la marche, l’autonomie résiduelle varie en fonction de l’énergie demandée. Le rapport de démultiplication est  automatiquement adapté à la vitesse de marche (deux niveaux). La vitesse possible dépend du terrain et de l’effort fourni par le cycliste. Dès qu’elle dépasse 25 km/h, le moteur électrique se coupe automatiquement. L’ebike devient un simple « muscle bike ».
Un freinage sûr exploité pour engranger de l’énergie

Chacune des deux roues est dotée d’un frein à disque hydraulique de conception moderne pour un freinage sûr et efficace. La roue arrière est en outre freinée « électriquement » via la résistance du moteur dans le moyeu de roue. Dès que la poignée de frein est actionnée, son effet est inversé : le moteur se transforme en alternateur et exerce la résistance correspondant à la puissance de freinage requise, comme sur l’escooter. L’énergie récupérée au freinage est transformée en électricité et stockée dans la batterie lithium-ion du vélo.
Un smartphone en guise de centrale de commande et de communication

En plus de ses fonctions de guidage, le smartphone, qui se recharge pendant la marche, rend de précieux services comme ordinateur de bord. Durant les trajets, il renseigne notamment sur l’état de charge de la batterie ainsi que sur la vitesse moyenne et momentanée. Il peut en outre servir de système de navigation. Enfin, grâce à lui, l’utilisateur de l’ebike peut avoir accès à Internet via l’application smart drive. Il dispose ainsi de nombreuses applications supplémentaires, comme la radio en ligne, la gestion de bibliothèques musicales ou le répertoire téléphonique. Le smartphone peut aussi lui indiquer l’endroit où est stationné son vélo grâce au traceur GPS.
D’autres applications spécifiques pour smartphone sont envisageables dans une deuxième phase d’évolution. Les jours d’hiver ou de pluie, ou lorsqu’il est plus pratique de circuler sur quatre roues que sur deux, l’utilisateur peut par exemple se mettre en réseau avec car2go, un concept d’autopartage qui connaît déjà un grand succès. Si l’on fait la somme de toutes ses caractéristiques, force est de constater que le nouvel ebike s’intègre parfaitement dans la philosophie smart d’une mobilité urbain intelligente, axée sur le développement durable. Comme son équivalent automobile, la smart fortwo electric drive, l’ebike offre de nombreux avantages décisifs puisqu’il est à la fois écologique, économique et fonctionnel. Il fait preuve à tout point de vue d’une éco-compatibilité exemplaire. En effet, il circule sans émissions locales et se passe de tout carburant ou lubrifiant d’origine fossile. De plus, tous ses composants sont recyclables à 100 %. Aux faibles coûts d’utilisation, il associe des atouts pratiques comme son utilisation simple et sa facilité de stationnement en ville. Quant à l’intégration du smartphone, elle permet, en plus de tous ses avantages au quotidien, d’accéder aux concepts de mobilité modernes.

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