Archives Ancien Menly Il y a 2 années Rédigé par Julien Maron

PSG : pourquoi le club a raison de ne pas prolonger Nene

Nene souhaitait obtenir une prolongation de deux années supplémentaires au PSG. Après sa bonne saison et à un an de la fin de son contrat, tout semblait logique. Sauf que Paris n’est plus dirigé par Colony Capital mais par QSI, ce qui change la donne. A l’aube d’une nouvelle ère marquée par l’arrivée en masse […]

Nene souhaitait obtenir une prolongation de deux années supplémentaires au PSG. Après sa bonne saison et à un an de la fin de son contrat, tout semblait logique. Sauf que Paris n’est plus dirigé par Colony Capital mais par QSI, ce qui change la donne. A l’aube d’une nouvelle ère marquée par l’arrivée en masse de stars, le Brésilien se serait vu refuser sa requête et ouvrirait désormais la porte à un transfert hors de la Capitale (à Lille, Rome ou la Juventus). Paris fait-il le bon choix en laissant partir son ailier-gauche ? Evidemment.

Le PSG qatari n’a rien à voir avec celui que tout le monde connaissait. Il ne suffit plus d’effectuer une bonne année pour se voir prolonger avec un salaire mirobolant à la clé. Nene a beau sortir de deux saisons où il a enfilé 35 caramels, nous savons tous que l’ancien monégasque était cette année en sur-régime. Avec 21 buts, dont 9 pénaltys, jamais il ne fera aussi bien et ce ne sont pas ses écarts qui ont dû convaincre les décideurs, Leonardo en tête.

Le natif de Sao Paulo est un très bon technicien. Semelles, petits-ponts, râteaux à profusion, Nene sait tout faire et il en abuse, jusqu’à exaspérer ses coéquipiers. Malgré ses 9 passes décisives, on ne peut pas dire que le Brésilien soit le genre à lâcher la balle rapidement. Pour mieux le cerner, Nene, c’est le mec qui s’incruste dans vos matchs de foot entre amis et qui use du dribble jusqu’à plus soif, alors qu’il peut tirer, ou pire, que tout le monde est démarqué. Rappelons-nous des matchs à Nice et à Auxerre où ce joueur de Futsal se présente deux fois face au portier pour tenter un râteau ridicule à chaque fois alors que la frappe enroulée s’imposait. Au final, le PSG récoltera 2 points au lieu des 6 promis. Quand on vous dit que le titre se joue à des détails.

En parlant de détails, comment ne pas citer le caractère difficile du fantasque brésilien. Sorti à Toulouse en début de saison, il avait boudé comme un vulgaire Nasri. Mis sur le banc contre Nancy d’entrée de jeu par Carlo Ancelotti, il pique à nouveau sa crise. Si on rajoute à ces caprices, le concours de talonnades puérile qu’il s’est lui-même imposé avec l’arrivée de Javier Pastore, ça commence à faire beaucoup pour un soi-disant leader de 31 ans qui a encore deux ou trois bonnes saisons dans les semelles.

Qu’on se le dise, Nene n’a rien prouvé en dehors de la bonne vieille Ligue 1 Orange. Ce ne sont pas des doublés contre Toulouse ou Dijon ou un triplé contre des Rennais en roue libre qui vont convaincre Leonardo d’accepter les demandes farfelues du Brésilien. Ses requêtes? Deux années supplémentaires de contrat, alignement de son salaire avec Javier Pastore et évidemment, une prise en charge des changements fiscaux prévus par François Hollande. « Et pourquoi pas un nouvel écarte-narines pendant qu’on y est ? » ont dû se demander les Qataris.  Ce PSG là n’entend pas briller uniquement en Ligue 1, mais vise l’étage supérieur, à savoir la Ligue des Champions et pour cela, QSI va y mettre les moyens.

Avec les arrivées très probables de Lavezzi et Thiago Silva, Paris montre d’entrée de jeu que le temps des blagues est terminé. D’autres stars devraient débarquer dans la Capitale. On pense notamment à Kaka, Modic, Higuain ou encore Cavani et Falcao. Autant de noms qui réduisent malheureusement Nene au rang de joueurs de seconde zone, et il est de notoriété publique que le Brésilien n’acceptera jamais de ne pas être la star de ce PSG là.

Offensivement, Ancelotti (qui n’apprécie que très moyennement Nene), compte sur Ménez, qu’il a fait progresser et Pastore. Lavezzi devrait également démarrer titulaire dans l’esprit de l’Italien. Il ne reste plus que le poste d’avant-centre à pourvoir. A partir de là, les jeux semblent faits.

C’est dur pour le Brésilien qui passe en deux ans du statut de star à celui de jouet has-been, mais bon, le foot est ainsi fait…

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