Archives Ancien Menly Il y a 2 années Rédigé par Julien Maron

Profil psychologique du tueur de Toulouse : « un raté, un frustré qui n’a rien réalisé dans la vie »

Il est l’homme le plus recherché de France, l’ennemi public numéro 1. Au cours de la semaine passée, il avait déjà commis l’irréparable en abattant trois militaires dans la région de Toulouse. Hier matin, il – dont le prénom et le faciès restent inconnus – a franchi un pas dans l’ignominie. Le tueur s’en est […]

Il est l’homme le plus recherché de France, l’ennemi public numéro 1. Au cours de la semaine passée, il avait déjà commis l’irréparable en abattant trois militaires dans la région de Toulouse. Hier matin, il – dont le prénom et le faciès restent inconnus – a franchi un pas dans l’ignominie. Le tueur s’en est pris à des enfants.

C’est devant une école de confession juive que ce barbare a dégainé ces pistolets automatiques (les mêmes qui ont servi a exécuté les militaires) et a fait feu au hasard. Un père et ses deux enfants sont abattus devant les grilles de l’établissement. Plus loin, dans la cour de récréation, l’homme pose son arme sur la tempe d’une fillette et tire.

Au delà de la barbarie, la question en suspend s’attache aux motivations et à la personnalité du meurtrier.

Au fur et à mesure que l’enquête avance, des pistes semblent se dégager. De nombreux experts s’appliquent à dresser son profil psychologique.

Ce qui ressort en premier c’est son coté posé. Loin du fou hystérique, l’homme est calculateur, déterminé. Il agit de « sang-froid » et possède une « grande capacité à garder son calme » et une « grande détermination », il a une « connaissance parfaite » des armes à feu. Il est « sportif » et conduit parfaitement « les deux-roues à moteur de forte puissance ». Les policiers chargés de l’enquête sont, quant à eux, persuadés qu’il s’agit d’un « mil » (un militaire) comme on dit dans le jargon.

Le CV paraît répondre parfaitement à une rumeur qui anime la ville de Rose depuis hier. Et si le tueur était un militaire ou un ex-militaire ? En 2008, le 17ème RGP de Montauban s’était une triste réputation quand trois de ses paras avaient fait circuler une photo où l’on pouvait les voir poser devant un drapeau nazi. Les trois hommes avaient été renvoyés de l’armée. Si deux d’entre eux ont été retrouvés – l’un travaille dans un restaurant, l’autre a retrouvé une place dans un Régiment de chasseur alpin – le troisième, considéré comme le chef de la bande, est introuvable.

Pour corroborer la piste de meurtres racistes, les militaires abattus à Toulouse et Montauban sont maghrébines et antillaises.

Stéphane Bourgoin, auteur spécialisé en criminologie, a répondu à Direct Matin : « C’est un psychopathe responsable de ses actes, pas un malade mental. C’est un raté, un frustré qui n’a rien réalisé dans la vie. Haineux vis-vis de la société dans son ensemble, il veut se valoriser. En visant les communautés juives, maghrébines et noires, il s’attaque à des symboles et donne un retentissement médiatique à ses actes. On peut hélas s’attendre à d’autres actes, car dans sa tête, il est peut-être en train de choisir de nouvelles cibles, de planifier d’autres meurtres ».

Les recherches sont toujours en cours et le plan Vigipirate est passé au niveau écarlate.

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