Archives Ancien Menly Il y a 3 années Rédigé par Julien Maron

Pour The Economist Sarkozy et Hollande sont dans le déni de la crise actuelle

La presse étrangère a les yeux rivés sur l’élection présidentielle. Pour le meilleur et pour le pire. Alors que le Time magazine faisait sa une la semaine dernière avec Sarkozy, The Economist – parution anglaise – détourne sur sa couverture Le déjeuner sur l’herbe d’Édouard Manet. Les visages de François Hollande et Nicolas Sarkozy remplacent […]

La presse étrangère a les yeux rivés sur l’élection présidentielle. Pour le meilleur et pour le pire. Alors que le Time magazine faisait sa une la semaine dernière avec Sarkozy, The Economist – parution anglaise – détourne sur sa couverture Le déjeuner sur l’herbe d’Édouard Manet. Les visages de François Hollande et Nicolas Sarkozy remplacent ceux des personnages masculins originaux.

L’hebdomadaire titre « France in denial – the West’s most frivolous election » ( soit « la France dans le déni – l’élection la plus frivole de l’Ouest »).

L’éditorial ne fait aucun cadeau aux candidats. Pour l’auteur, il y a plus « inquiétant que (leur) mauvaise foi. La possibilité qu’ils pensent vraiment ce qu’ils disent ». Les lignes évoquent la situation économique de la France qui est « particulièrement sombre » et la compare à « la rafale de réformes » opérée à travers l’Europe. Un constat alarmant : « Une France léthargique et non réformée pourrait bien se retrouver au centre de la prochaine crise de l’euro. Il n’est pas inhabituel que des responsables politiques ignorent des vérités dérangeantes pendant les campagnes électorales mais il est inhabituel, ses derniers temps en Europe, qu’ils les ignorent aussi totalement que le font les hommes politiques français ».

François Hollande devrait tout particulièrement apprécié puisqu’une punchline lui est réservée :  » Et avec M. Hollande, qui, après tout, est encore le vainqueur le plus probable, cela pourrait avoir des conséquences dramatiques. Le protégé de François Mitterrand pourrait s’apercevoir (s’il était élu) après quelques semaines, et pas des années, que les investisseurs fuient le marché obligataire. Le nombre de gens aisés et de jeunes Français qui rejoignent la Grande-Bretagne (et son impôt sur le revenu à 45% maximum), il pourrait grimper rapidement« .

Le président sortant a également sa place devant le peloton : « Même si c’est Nicolas Sarkozy qui est réélu, les risques ne disparaîtront pas« .

Pour la petite analyse d’image, la femme dénudée au premier plan du tableau représente la « frivolité » française.

Retrouvez ci-dessous la couverture de The Economist et les conseils de lecture de Menly :

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