Archives Ancien Menly Il y a 2 années Rédigé par Julien Maron

OM, PSG et Montpellier : Plus Belle la Ligue 1, épisode 5

                    Précédemment dans Plus belle la Ligue 1 : A Lyon, Rémy Crade se plaint à son Président des problèmes de comportement de Crisse pendant qu’à Lille, Radis Gracias essaye de faire passer ses consignes de jeu à son vestiaire, pas vraiment réceptif. Du côté de Paris enfin, […]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Précédemment dans Plus belle la Ligue 1 : A Lyon, Rémy Crade se plaint à son Président des problèmes de comportement de Crisse pendant qu’à Lille, Radis Gracias essaye de faire passer ses consignes de jeu à son vestiaire, pas vraiment réceptif. Du côté de Paris enfin, les troupes d’Echalotti reçoivent un comité d’accueil typiquement corse… (lire l’épisode précédent)

Générique : La Ligue 1, c’est comme une série télé. Amour, haine, trahisons, coups bas et coups de théâtre : tout y est. Tout pareil. Le problème des séries, c’est qu’après plusieurs saisons elles commencent à s’essouffler. Dans ces cas-là, on embauche quelques guests pour faire le buzz.  Sauf que cette saison, les guests, c’est du lourd. Zlatan et Thiago Silva en Ligue 1, c’est un peu comme si Arnold Schwarzenegger animait Thalassa.

PLUS BELLE LA LIGUE 1, EPISODE 5

Vendredi 24  août – 12 h 46 – Stade la Mousson – Montpellier

Louise Ricolla a la mine des mauvais jours, ses cernes traduisent son manque de sommeil, ou l’abus de boisson, c’est selon. Depuis quelques jours, la femme d’affaire déprime, déçue de ce que devient son club, son fruit, son fils, sa paillade. Le titre de champion de ses garçons la saison n’est qu’un lointain souvenir pour elle quand elle se retrouve face aux demandes extravagantes de ses joueurs…

- Et ça continue Riton…

« Riton« , c’est Richard Giré, l’entraîneur de Montpellier. Il n’a pas l’air commode comme ça sous ses airs de paysan du Languedoc élevé au grain et à l’insulte quotidienne. Pourtant, malgré son allure et son pull taillé pour Louis La Brocante, c’est un sacré meneur, le genre à pouvoir emmener « une bande de semi-mongoliens » vers le titre.

- Encore un fax d’agent ?

- Oui, celui de Godefroy Jardin. Il réclame n’importe quoi. Il veut + 25% sur son salaire, 10 000 € de tickets resto…

- Non…

- Une carte d’accès à l’année au parking Leader Price de Saint-Jean-de-Védas…

- C’est pas vrai…

- Et trois ramassages de poubelles gratuits par semaine ainsi qu’une prise en charge totale de ses séances d’orthophoniste. Les gars prennent la grosse tête Riton, on va finir comme Bordeaux j’te l’dis. Il va falloir dégonfler tout ça rapidement.

- J’ai compris patronne, je vais donner la consigne à Cédric Vieillegrange, il va s’occuper de ça dès cet après-midi à l’entraînement…

Vendredi 24 août – 13 h 45 – Saint Germain en Laye – centre d’entraînement du Candéloje

Il pleut dans les Yvelines, comme un symbole après la semaine agitée du club parisien. La veille, Donatello poussait un coup de gueule tout en décontraction dans le seul canard sportif national pendant que Carlitto Echalotti engueulait Phantome, Gilet et Nonô à l’entrainement sans raison apparente. C’est dans ces moments de tension extrème que Kader El Khetamine arrive au Candéloje. Accompagné de ses gardes du corps, le Prince – Président descend de sa berline blindée aux vitres teintées immatriculée corps diplomatique et se dirige vers le vestiaire…

- Bon les gars, si je vous ai réunis aujourd’hui c’est pour que vous m’expliquiez comment vous avez pu faire match nul contre Agenssio, Agasso, Ajaxceau…

- Ajaccio patron…

- Oui, Ajaccio, merci Dona. Comment vous justifiez ça ? Les mecs touchent 300 euros de prime, ont un entraîneur avec les cheveux de feu, leurs supporters portent des cagoules en plein été et n’ont même pas d’électricité dans leur stade. En cherchant bien, je suis sûr qu’ils louent un minibus pour les déplacements et qu’ils se nourrissent uniquement de saucisson… Vous croyez qu’on peut accepter ça ?

Personne n’ose répondre et tout le monde regarde ses chaussures, la peur au ventre de ce qui va suivre. Tous, sauf un. En effet, Platan Nabratilovic n’est pas là, il est retourné chez lui, dans l’hôtel cinq étoile réquisitionné par ses soins le temps de se soigner de sa légère blessure.

- Bon, puisque c’est comme ça, vous l’aurez voulu. Si vous ne gagnez pas contre Bourdieux dimanche, vous rentrez à pied chez vous après le match sans passer par le tapis rouge; vous irez vous soigner au CHU au moindre pépin physique au lieu de vous la couler douce chez moi au Qatar et si vous perdez, vous serez forcés d’aller saluer les supporters à la fin de chaque entraînement…

Vendredi 24 août – 16 h 12 - centre d’entraînement Bob Luis-de la Raie qui fuse – Marseille

Gontrant Laburne est heureux et il le fait savoir. Dans son costume Celio dernier cri, le dandy marseillais a le sourire de ceux à qui certaines choses réussissent.

- Tiens, allume moi un cigare José, cette victoire, c’est aussi la tienne.

- Oulà, comme tu t’enflammes Gontrant, ce n’était que le Sherriff Tiraspol en face. Et il manquait leur meilleur joueur, un certain Omar…

- De quoi tu parles José là ? On avait un match hier ? Peu importe, moi je te parle de gros sous et de la vente d’Azpirateura. Sans tes combines et certaines visites à l’improviste, on aurait peut-être jamais pu le bouler le gamin. Là, on récupère 8 millions, on est bien et puis on a ce qu’il faut pour le remplacer avec Rose Naffy. Belle gestion d’effectif ça.

- Oui c’est vrai, on va pouvoir appréhender l’avenir plus sereinement et s’acheter trois superbes joueurs. J’ai pensé à Bang, Mbamba et Abalabar. Comme le dit le dicton, « un Azpirateura ne vaut pas mieux que trois Valenciennois tu l’auras ». Si on arrive à montrer la porte à Nbia, on peut même se permettre un extra et prolonger Visse Daddy.

- Mais qu’est ce que tu racontes José ? T’as encore trainé au Bistro de René toi non ? Les 8 millions, on ne le réinjecte pas, c’est pour combler le trou et financer les travaux de la piste…

- Du stade Vélodrome tu veux dire ?

- Oui, ne joue pas sur les mots. Les joueurs, on en a assez là, ça ne se joue qu’à onze le foot de toute façon. Et puis, au pire, Bauf peut fouiner dans la réserve…

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