Archives Ancien Menly Mis à jour le 21/03/2012 Rédigé par Julien Maron

Mohammed Merah : La police s’intéresse à ses complices

Mohammed Merah est toujours retranché dans son appartement. Cerné par le Raid depuis 3 heures du matin, d’âpres négociations se sont engagées avec le jeune homme suspecté des meurtres qui ont endeuillé la France entière ces derniers jours. L’enquête policière a permis de déterminer que s’il est le seul à avoir tirer, il a pu […]

Mohammed Merah est toujours retranché dans son appartement. Cerné par le Raid depuis 3 heures du matin, d’âpres négociations se sont engagées avec le jeune homme suspecté des meurtres qui ont endeuillé la France entière ces derniers jours. L’enquête policière a permis de déterminer que s’il est le seul à avoir tirer, il a pu profiter de la complicité de son frère. C’est d’ailleurs l’adresse IP de ce dernier qui a permis de le confondre. Une question reste en suspend : a-t-il d’autres complices ?

Question qui semble légitime car du propre aveu de Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, plusieurs interpellations et mises en garde à vue ont déjà été opérées : « Sa maman a été interpellée. Ses deux sœurs, ainsi que ses deux frères ont été mis en garde à vue ». Le ministre a expliqué que « son frère est quelqu’un qui est engagé dans l’idéologie salafiste. Pour les autres, ce sont des garde à vue de précaution, je dirais ».

Précaution. Derrière ce mot, se cache une réalité géopolitique bien plus importante. En effet, cette affaire dépasse désormais le cadre du drame national qu’on lui conférait encore hier. Le fait qu’un jeune homme, qui se déclare d’Al-Qaida et qui revient de camps d’entraînement tenus par la nébuleuse terroriste en Afghanistan , abatte des militaires français mais surtout de jeunes juifs a fait passer ce qui n’était encore un fait divers, il y a quelques jours, en affaire de terrorisme.

On peut être sur que la France, sur qui les yeux de la communauté internationale sont braqués, ne laissera rien passer. Ces gardes à vue n’impliquent pas forcément la culpabilité de l’entourage de Mohammed Merah. Le principe en vigueur est la présomption d’innocence. Ainsi, tant qu’un suspect n’est pas jugé coupable par un tribunal républicain, il est considéré comme innocent.

Les mots de Claude Guéant ne pourtant sont pas anodins. Il pointe le fait que l’un des frères du meurtrier est un « salafiste » (une branche radicale et belliqueuse de l’Islam) convaincu, . Ces gardes à vue ne sont pas animés par le seul de précaution, de protection ou encore juste « pour avoir les gens sous la main ».

Soyons sûrs d’une chose : le meurtrier – celui qui a physiquement appuyé sur la détente – n’est que le premier d’une série de coupables. Si on peut dire : à grands drames, il faut des grands méchants. Surtout, il y a une obligation de résultats. On ne peut pas laisser penser à la population française que la sécurité et l’intégrité de la Nation est compromise. Il est donc fort probable que soit prise en chasse, dans les prochains jours, la filiale islamiste qui a permis à Mohammed Merah de partir s’entraîner en Afghanistan ou au Pakistan.

Une sorte de syndrome « 11 septembre ». Comme l’a sûrement dit Georges W. Bush, au soir de ce jour qui a fait entrer l’Humanité dans le 3ème millénaire, « la guerre ne fait que commencer ».

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