Archives Ancien Menly Mis à jour le 27/04/2012 Rédigé par Julien Maron

Lorient-Marseille : l’OM au bord de la crise de nerfs

Résultats catastrophiques, effectif divisé, luttes intestines, stade déserté, public écoeuré… Au moment où il se déplace à Lorient ce soir (20h), c’est peu dire que l’Olympique de Marseille va mal. Depuis trois mois, c’est la Bérézina et rien ne semble pouvoir endiguer la chute sans fin d’un club au bord de la crise nerfs. Une […]

Résultats catastrophiques, effectif divisé, luttes intestines, stade déserté, public écoeuré… Au moment où il se déplace à Lorient ce soir (20h), c’est peu dire que l’Olympique de Marseille va mal. Depuis trois mois, c’est la Bérézina et rien ne semble pouvoir endiguer la chute sans fin d’un club au bord de la crise nerfs. Une situation qui s’explique par la conjonction de plusieurs facteurs aggravants :

1/ Un recrutement raté

Le recrutement low cost effectué l’été dernier a, sans surprise, accouché de résultats… low cost. Amalfitano a flambé pendant 3 mois – au point d’être appelé chez les Bleus – avant de s’éteindre à petit feu. Morel… Bon bah, Morel, quoi. Rien à ajouter. Traoré, pas mieux. Dans le lot, seul N’Koulou, véritable révélation en charnière centrale, a donné satisfaction. C’est maigre.

2/ Le conflit Deschamps-Anigo et l’inertie de Labrune

Bernard Tapie le rappelait récemment avec toute la diplomatie qui le caractérise : à la place de Vincent Labrune, ça ferait un bail qu’il aurait tranché dans le vif pour régler le problème Deschamps-Anigo, qui se détestent cordialement comme chacun sait. Mais pour des raisons qu’on ne peut pas écrire sous peine d’avoir de gros problèmes, José Anigo est intouchable au club. Et se séparer de Deschamps aurait été suicidaire pour Labrune. Du coup, le statu quo n’a profité à aucun des deux hommes, et encore moins au club dont le fonctionnement interne a été plombé pendant trois ans.

3/ Un vestiaire au bord de l’implosion

Le conflit larvé entre le coach et le directeur sportif a déteint sur le groupe. Entre les pro-Anigo et les pro-Deschamps, la cassure est nette. Un constat corroboré pas plus tard que jeudi par les déclarations maladroites d’Amalfitano. Alors certes, les joueurs n’ont pas besoin de s’aimer et d’aller dîner ensemble tous les soirs pour s’entendre sur le terrain – comme l’ont prouvé Ribéry et Robben. Mais dans un climat général déjà morose, les dissensions s’en sont trouvées exacerbées et ont rejailli sur le terrain, où le jeu collectif de l’OM s’est délité au fil des semaines.

4/ La grogne des supporters

Le Vélodrome peut être un atout-maître lorsqu’il est derrière l’équipe. Mais il peut aussi se muer en handicap quand les choses ne se passent pas bien. Les derniers matchs (notamment celui contre Caen) ont été joués dans un silence assourdissant et surréaliste quand on connaît l’ambiance qui règne habituellement au Vélodrome. La fracture est plus que consommée et pour tenter de sauver encore ce qui pourrait l’être, Vincent Labrune a prévu de  rencontrer les groupes de supporters mercredi prochain.

5/ Un futur incertain

Avec le départ plus que probable de Deschamps, José Anigo va pouvoir reprendre, seul, les rênes du recrutement. Avec quels moyens ? Déjà en grosse difficulté financière, l’OM va devoir vendre avant de pouvoir acheter et va probablement passer par une cure d’austérité pour renflouer ses caisses, d’autant que Margarita Louis-Dreyfus semble avoir définitivement refermé les cordons de la bourse. Conscient de cette réalité, Vincent Labrune multiplie les rendez-vous à Paris pour trouver les 40 millions manquant et boucler un budget autour de 120 millions d’euros pour la saison prochaine.

Côté recrutement, ça devrait donc bouger. Surtout au rayon des départs : on peut s’attendre à voir partir les joueurs ayant la plus grosse valeur marchande : Rémy, Valbuena, Ayew, Mandanda et Azpilicueta sont les plus demandés sur le marché et pourraient rapporter entre 40 et 50 M€ à l’OM en étant vendus au prix fort.

Côté arrivées en revanche, on entend quelques noms ici où là, mais rien de très ronflant : Ryan Mendes (Le Havre), Steeve Elana (Brets), Bakaye Traoré (Nancy)… Pas de quoi faire rêver le Winner ou le Dodger de base. On a entendu parler de Gameiro : « Pas les moyens », réplique-t-on dans l’entourage du club…

Deux ans après le retentissant doublé Coupe de la Ligue-Championnat, les temps ont bien changé à Marseille…

 

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