Les Roms intégrés au marché du travail ?
Archives Ancien Menly Mis à jour le Rédigé par Julien Maron

Les Roms intégrés au marché du travail ?

Les Roms, tout le monde s’offusquent de ce qu’ils subissent, mais personne ne les veut à côté de chez soi. Face à la polémique née de l’évacuation du camps de Roms la semaine dernière, le gouvernement va organiser une réunion interministérielle pour statuer sur la situation des Roms. La levée des mesures limitant leur accès […]

Les Roms, tout le monde s’offusquent de ce qu’ils subissent, mais personne ne les veut à côté de chez soi.
Face à la polémique née de l’évacuation du camps de Roms la semaine dernière, le gouvernement va organiser une réunion interministérielle pour statuer sur la situation des Roms. La levée des mesures limitant leur accès au marché du travail serait à l’étude.

La semaine prochaine se tiendra une grande réunion interministérielle. Crise de l’euro ? Chômage ? Que nenni ! Ce sont les Roms qui retiennent actuellement l’attention des médias et donc du pouvoir en place. Les démantèlements de camps ont allumé un feu que les socialistes se doivent d’éteindre au plus vite. D’abord parce que l’expulsion des Roms, ardemment dénoncée entre 2007 et 2012, était – dans l’imaginaire socialiste, du moins – l’apanage de la droite.

Suivre la politique de Nicolas Sarkozy n’est donc pas la meilleure publicité pour un pouvoir qui revendique le « changement ». Ensuite, parce que la majorité vit mal les événements récents. Selon Pouria Amirshahi, député PS, « démanteler des camps ne sert à rien et ne fait que déplacer le problème. Si l’on veut mettre fin à des poches de pauvreté où l’insalubrité côtoie l’indignité – bref si l’on veut mettre fin aux camps indignes – alors l’action politique doit s’inscrire dans le temps ».

Jean-Marc Ayrault présidera donc une réunion afin de trouver des solutions – ou au moins des pistes – à l’épineuse question des Roms. Essentiellement originaires de Roumanie et de Bulgarie, les Roms sont soumis à des mesures qui rendent difficile leur accès au marché du travail dans huit pays de l’Union européenne, dont la France.

En pratique, l’employeur qui veut embaucher pour plus d’un an un Rom bulgare ou roumain à payer au minimum 713 euros de taxe à l’Ofii (Office français de l’immigration et de l’intégration) pour proposer un emploi dans une liste limitée à 150 métiers définis par le gouvernement français, et soumis ensuite à autorisation préfectorale. C’est cette mesure dont le gouvernement souhaiterait, a priori, se débarrasser.

Selon Manuel Valls, en première ligne sur ce dossier, « la vraie solution » viendrait des « pays d’origine de ces populations, membres de l’Union européenne, qui demandent à entrer dans l’espace Schengen ». Le ministre de l’Intérieur estime en effet que ces derniers doivent dès à présent changer « fondamentalement ces politiques qui discriminent depuis des décennies les Roms ». C’est vrai qu’une loi qui t’empêche de bosser, c’est pas discriminant par contre…

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