Les adeptes de tatouages et de percing boivent plus d’alcool que les autres
Archives Ancien Menly Mis à jour le Rédigé par Julien Maron

Les adeptes de tatouages et de percing boivent plus d’alcool que les autres

C’est bien connu, les gros bras tatoués et les oreilles percées sont des signes avant coureurs de débauche et d’alcoolisme… C’est en tout cas le constat dressé par plusieurs études sur les comportements à risque (bagarres, alcool, sexe sans protection…) des tatoués et des percés. La dernière étude en date  menée par Nicolas Guéguen de […]

C’est bien connu, les gros bras tatoués et les oreilles percées sont des signes avant coureurs de débauche et d’alcoolisme

C’est en tout cas le constat dressé par plusieurs études sur les comportements à risque (bagarres, alcool, sexe sans protection…) des tatoués et des percés.

La dernière étude en date  menée par Nicolas Guéguen de l’université de Bretagne-Sud est publiée dans la revue spécialisée « Alcoholism : Clinical and Expermental Research ». Les travaux ont été réalisés pendant quatre samedi soirs, à la sortie de 21 bars dans quatre villes de la côte bretonne.

Au total, 1081 jeunes hommes et 884 jeunes femmes ont accepté de participer à l’enquête et de souffler dans l’éthylomètre. La moyenne d’âge est de 20,6 ans pour les hommes, 20,2 ans pour les femmes.

Au final Nicolas Guégen explique qu’ils ont trouvé « que les personnes percées ou tatouées avaient consommé davantage d’alcool dans les bars le samedi soir que les clients des mêmes bars ni tatoués ni percés ».

Du côté des femmes, celles qui ne présentaient ni tatouage ni piecing avaient un taux d’alcoolémie inférieur (0,12 mg/l d’air expiré), tandis que les femmes tatouées et percées présentaient un taux deux fois plus important (0,24 mg/l).

Même constat pour les hommes, ceux qui cumulent tatouage et piercing gagnent le concours du plus fort taux d’alcoolémie avec une moyenne de 0,26 mg/l.

Pour information, on notera quand même au passage que parmi tous les sondés, on retrouve 27 hommes tatoués et percés contre 85 femmes tatouées et percées, ce qui montre que le tatoueur n’est plus réservé qu’aux gros bras !

Quoi qu’il en soit, Nicolas Guéguen explique que « c’est la première fois que nous trouvons une relation entre tatouages, piercings et consommation d’alcool en France ».

Il suggère que ces marques sur le corps pourraient servir de « signes » avant coureur pour les parents et les éducateurs, mais en évitant toutefois de cataloguer d’alcooliques les jeunes tatoués et percés.

Sans tomber dans les préjugés, la prochaine fois que vous voulez vous faire dessiner une joli dauphin sur le torse, vérifiez quand même que votre tatoueur ne cache pas des bières sous sa chaise !

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