Archives Ancien Menly Mis à jour le 12/06/2012 Rédigé par Julien Maron

Législatives : Valérie Trierweiler confond vie privée et politique

En soutenant ouvertement Olivier Falorni, la première Dame s’oppose au Parti socialiste et au président de la République. Outre sa faute politique, la compagne de François Hollande mêle sa vie privée à la vie politique française. Elle ne voulait pas être une potiche et conserver une liberté de penser et de s’exprimer. Soit. Mais en […]

En soutenant ouvertement Olivier Falorni, la première Dame s’oppose au Parti socialiste et au président de la République. Outre sa faute politique, la compagne de François Hollande mêle sa vie privée à la vie politique française.

Elle ne voulait pas être une potiche et conserver une liberté de penser et de s’exprimer. Soit. Mais en twittant son soutien à Olivier Falorni aux dépens de Ségolène Royal, Valérie Trierweiler a, semble-t-il, dépassé les limites de ce qu’elle peut se permettre.

 

 

Politiquement tout d’abord. Si l’on peut émettre des réserves quant à la légitimité de Ségolène Royal à se présenter dans la première circonscription de Charente-Maritime, il ne faut pas oublier que la présidente de la région Poitou-Charentes a reçu l’investiture et le soutien inconditionnel du Parti socialiste ainsi que de François Hollande. Si le président de la République avait affirmé ne pas vouloir se mêler des affaires partisanes, le PS reste « son » parti ou, du moins, le parti qui va suivre sa ligne politique. En allant à l’encontre du PS – sur ce sujet ou un autre –, Valérie Trierweiler commet une faute. N’en étant pas l’une des responsables, la première Dame n’a pas à commenter les décisions prises rue de Solférino.

Sa vie privée fait son entrée à l’Elysée

Plus que la faute de forme, le tweet de soutien de la journaliste à Olivier Falorni relève d’une erreur de fond. En s’en prenant à Ségolène Royal, Valérie Trierweiler attaque l’ancienne compagne de celui qui partage aujourd’hui sa vie. Il y a moins d’un mois, L’Express révélait les difficultés qu’avaient la future première Dame à composer avec l’ancienne candidate à l’élection présidentielle. Jalousie ou méfiance ? Qu’importe. Sous un commentaire qui n’a de politique que l’apparence, Valérie Trierweiler s’est attaquée à une personne et non à une notable du PS.

Pour l’heure, le président de la République ne dit rien. Et probablement n’en dira-t-il pas plus. Mais, résolu à connaître une présidence différente de celle de son prédécesseur, on se doute que François Hollande ne doit pas apprécier de voir un pan de sa vie privée ainsi exhibé au grand jour. Le divorce puis le remariage de Nicolas Sarkozy avaient fait beaucoup de bruit et avaient fortement déplu à ceux qui souhaitent que la vie privée de nos dirigeants n’atterrissent pas sur les couvertures des magazines. Nul doute que la guéguerre Royal/Trierweiler risque de produire le même effet.

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