Le casier judiciaire d’Harlem Désir, une aubaine pour l’opposition
Archives Ancien Menly Mis à jour le Rédigé par Julien Maron

Le casier judiciaire d’Harlem Désir, une aubaine pour l’opposition

La désignation de l’ancien président de SOS Racisme comme nouveau chef de la majorité n’est une surprise pour personne. Sa condamnation par la justice est, en revanche, un véritable boulet que l’opposition ne manquera pas de pointer du doigt. Mettant fin à un suspense insoutenable, Martine Aubry et ses équipes ont désigné le nouveau premier […]

La désignation de l’ancien président de SOS Racisme comme nouveau chef de la majorité n’est une surprise pour personne. Sa condamnation par la justice est, en revanche, un véritable boulet que l’opposition ne manquera pas de pointer du doigt.

Mettant fin à un suspense insoutenable, Martine Aubry et ses équipes ont désigné le nouveau premier secrétaire du PS. Si Harlem Désir devra attendre le congrès de son parti, en octobre prochain, pour revêtir la tenue de chef de la majorité, il doit néanmoins faire face dès à présent aux attaques de l’opposition. Et force est de constater que celle-ci ne va pas se priver. Surtout que les principaux angles d’attaques sont déjà tout trouvés, l’UMP et  le Front national s’en donnant déjà à cœur joie.

Outre son profil d’apparatchik, spécialiste ès langue de bois, l’ancien président de SOS Racisme traîne derrière lui une casserole judiciaire. Condamné en 1998 pour une affaire d’emploi fictif à dix-huit mois de prison avec sursis et plus de 4 500 euros d’amende, Harlem Désir se défend. «On ne découvre rien me concernant, affirme-t-il. Ces condamnations concernent des faits, il y a 25 ans, quand j’étais jeune militant. La justice a tranché et je n’ai pas de commentaire à faire». Le futur premier secrétaire reconnaît toutefois que cette condamnation l’a fait s’interroger quant au bien-fondé de sa candidature.

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Le flot des critiques a déjà commencé

Alors que l’on pouvait s’attendre à de vives réactions de la part des candidats à la présidence de l’UMP, ceux-ci n’ont pas encore commenté la nouvelle. Jean-François Copé a même adressé ses « vœux de réussite » à son nouvel homologue. Le député Lionnel Luca n’a, lui, pas perdu de temps, tweetant immédiatement « 18 mois de prison avec sursis et 30000f d’amende pour « recel d’abus de confiance »,c’est le cv du nouveau patron duPS le parti de la morale ». Reprenant l’argumentaire de son parti, Marion Maréchal-Le Pen a décoché sa flèche. Selon la plus jeune députée de l’histoire, «les condamnations d’Harlem Désir pour emplois fictifs rappellent la haute morale républicaine de SOS Racisme, association vivant de subventions publiques et pourtant souvent mise en cause pour sa gestion».

Malgré tout, cette condamnation ne porte pas atteinte à la promesse de François Hollande de ne jamais s’entourer de personnes condamnées. Ayant également affirmé qu’il ne se comporterait jamais en chef de la majorité, le président de la République n’a donc rien à voir avec cette nomination. Enfin… a priori.

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