Archives Ancien Menly Mis à jour le 07/02/2012 Rédigé par Julien Maron

La presse allemande compare Sarkozy à Louis de Funès

L’interview croisée lundi soir sur France 2 entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel a fait l’objet de nombreuses analyses dans la presse française, mais elle n’est pas passée inaperçue non plus de l’autre côté du Rhin. Les éditorialistes de France et d’Allemagne n’ont pas hésité à présenter la chancelière allemande comme le mentor politique du président français. […]

L’interview croisée lundi soir sur France 2 entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel a fait l’objet de nombreuses analyses dans la presse française, mais elle n’est pas passée inaperçue non plus de l’autre côté du Rhin.

Les éditorialistes de France et d’Allemagne n’ont pas hésité à présenter la chancelière allemande comme le mentor politique du président français. Même s’il n’est toujours pas lancé officiellement dans la campagne, la mise en scène, lundi sur France 2, passe pour un coup de promotion du candidat Sarkozy. Pour le quotidien allemand Die Welt « Angela Merkel s’est éprise d’un lourdeau », comparant Nicolas Sarkozy à un autre Français bien connu outre-Rhin, Louis de Funès…

Côté Français, le Parisien n’y va pas par quatre chemin, déclarant que « Merkel vote Sarkozy », car « il faut « Sauver le soldat Sarkozy« . Chez nos confrères de l’Humanité, on ironise sur le rôle joué hier par le chef de l’Etat, présenté ce matin comme « le candidat de la chancelière ».

Le très sérieux quotidien allemand Spiegel évoque en détail « La Dream Team de l’Elysée », en référence au couple franco-allemand « harmonieux ». Mais pour le quotidien, Angela Merkel joue un jeu dangereux en affichant un soutien trop marqué à Nicolas Sarkozy.

Une opinion partagée par le quotidien Süddeutsche Zeitug, qui estime que la chancelière risque de « brusquer » le favori des sondages François Hollande. Pour le Figaro, l’interview croisée entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel hier soir ressemble à un « pacte anti-Hollande ».

A lire la presse au lendemain de l’intervention télévisée des deux chefs d’Etat, la démarche reste fragile, l’opération séduction a fait un flop. Le mot de la fin revient au quotidien français Sud-Ouest qui prédit que « cette intrusion à gros sabots de la chancelière dans la campagne française… risque de faire passer Nicolas Sarkozy pour un vassal plus que comme un allié« . On n’a plus qu’à attendre le prochain sondage pour savoir si la reconquête de Nicolas Sarkozy dans le coeur des Français finit par payer…

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