Jeux Olympiques Londres 2012 : historique des mascottes les plus ridicules
Archives Ancien Menly Mis à jour le Rédigé par Julien Maron
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  Les Jeux-Olympiques de Londres n’échapperont pas à la règle. Comme à chaque compétition internationale, nous aurons droit à notre infâme mascotte dont le sens restera inconnu. A noter que le mot mascotte est dérivé du provençal mascotto signifiant sortilège. On comprend mieux maintenant. Petite piqûre de rappel des 10 dernières peluches olympiques. Munich 1972 – Waldi le […]

 

Les Jeux-Olympiques de Londres n’échapperont pas à la règle. Comme à chaque compétition internationale, nous aurons droit à notre infâme mascotte dont le sens restera inconnu. A noter que le mot mascotte est dérivé du provençal mascotto signifiant sortilège. On comprend mieux maintenant. Petite piqûre de rappel des 10 dernières peluches olympiques.

Munich 1972 – Waldi le teckel

Non, Waldi n’est pas le nom d’un chanteur de Raï ou d’une chaîne d’information du Moyen-Orient. Il s’agit de la première mascotte officielle des Jeux-Olympiques, et on peut dire que les Allemands ont vu les choses en grand avec ce magnifique chien-saucisse de pure race coiffé comme Dennis Rodman. Chaque couleur de sa teinture représente bien évidemment l’Olympisme. On aurait pu s’attendre à pire, comme un berger allemand ou encore une chope de bière voire un homme en tenue traditionnelle bavaroise.

Montreal 1976 – Amik le castor

Pour leur mascotte, les Canadiens ont choisi un Castor, qu’ils ont appelé Amik. Il est intéressant de noter que le mot « amik », signifie castor en Indien. Une question se pose alors : quel est le mec qui a eu l’idée de taper « castor » dans le google traduction de l’époque pour finalement choisir sa traduction indienne ? D’ailleurs, pourquoi un castor ? La raison officielle serait que l’animal susnommé serait patient et travailleur. D’accord, mais comment justifier le fait de l’avoir fait davantage ressembler à une fiente emballée qu’à un animal ? On attend toujours les réponses.

Moscou 1980 – Misha l’ours

Misha, c’est le nom pour les intimes et les potes. Son vrai blaze, c’est Mikhail Potapych Toptygin Chizokov, oui vraiment. L’auteur de ce frère caché de Pedobear n’est autre que l’auteur de livres pour enfants, Victor Chizikov, tiens donc. Il aura quand même fallu six mois au garçon pour nous pondre cet ours dans ce qu’il a de plus simple avec, comme seul ajout, une ceinture de catch avec les anneaux olympiques. Sympa la vie d’artiste finalement.

Los Angeles 1984 – Sam l’aigle

Les Américains aiment les symboles. C’est pour cette raison qu’ils ont choisi un aigle comme mascotte de leurs premiers Jeux Olympiques. Bon, au passage on oublie de rappeler que l’oiseau est un rapace et qu’il a longtemps servi d’emblème aux Romains et aux Nazis. Un détail sûrement. En tout cas, son créateur et certains membres de l’équipe Disney, tiens donc, se sont félicités de l’apparence joviale faite pour plaire aux enfants. Tant que ça pousse les parents à raquer, tous les moyens sont bons.

Séoul 1988 – Hodori le tigre

Il aura fallu 2295 propositions pour aboutir à ce choix de nom : Hodori. Il faut dire que ce n’était pas si évident, « Ho » signifie en Coréen tigre et « Dori » est un diminutif commun couramment appliqué aux noms masculins. Pour rendre l’animal un brin original, ses créateurs lui ont offert une sorte de crête sur le crâne, comme Barracuda assorti d’un Sangmo, couvre-chef local. Ils sont forts ces Coréens.

Barcelone 1992 – Cobi le chien difforme

Vous avez bien lu, la mascotte des Jeux Olympiques de Barcelone est un chien. Difficile de trouver quelconque point de ressemblance avec Rintintin ou Milou. Et pourtant. A la limite un chien issu de Tchernobyl ou qu’on endort à coup de pelle. Il faudra un jour que la science se penche sur le cerveau des créateurs de mascottes. Vraiment.

Atlanta 1996 – Izzy l’objet non identifié

Personne à ce jour n’est capable de définir ce qu’est réellement cette mascotte se situant entre Buzz l’éclair et un morpion. Il serait temps que les frères Bogdanov démarrent leurs recherches sur le sujet et nous éclairent de leurs explications lumineuses. En même temps, le deuxième nom d’Izzy n’est autre que « Whatizit ». Ça sent quand même la grosse ficelle pour éviter les questions.

Sydney 2000 – Olly le kookaburra, Syd l’ornithorynque et Millie l’échidné

Retour aux fondamentaux pour les Australiens après l’ovni d’Atlanta. Ici, on fait dans le local avec trois animaux de la même nationalité que Hugh Jackman. Evidemment, chaque animal y va de son symbole. Le premier représente l’esprit olympique généreux et universel, le deuxième met en avant l’environnement et l’énergie tandis que le dernier symbolise le peuple. Ce trio infernal était considéré par les Australiens comme « les mascottes olympiques du prochain millénaire« . Wow.

Athènes 2004 – Phivos et Athina les poupées

Les mascottes grecques inspirées de mythologie ? Quelle idée originale. Au moins, ils n’ont pas dû se prendre la tête comme les Coréens en 1988. Idem pour les noms des deux gus, Phivos (inspiré de Phébus) et sa soeur Athina. Le frère représente évidemment la lumière et la musique tandis qu’Athéna est la déesse de la sagesse et protectrice d’Athènes. Il sert à quoi Phivos en fait ? De toute façon, la Grèce se suffit à elle-même comme symbole de l’Olympisme.

Pékin 2008 – Fuwa, les Power Rangers

Après les 2be3 australiens et le binôme grec, il fallait bien que les Chinois fassent plus grand avec… 5 mascottes ! Au programme, une flamme olympique et un restaurant chinois, à savoir un poisson, une hirondelle, un panda et une antilope tibétaine. Pour justifier le truc, les créateurs ont fait en sorte que les premières lettres de chaque prénom aboutissent à un « bienvenue à Pékin » du plus bel effet. Evidemment, un symbole est associé à chaque gaillard comme le bonheur, la passion, la santé, la chance et la prospérité.

Londres 2012 – Wenlock, la goutte d’acier

Wenlock a été conçu dans les dernières gouttes d’acier utilisées pour le Stade Olympique de Londres 2012. D’accord, ça se tient. Mais pourquoi alors les Londoniens se plaignent-ils de celle-ci en la qualifiant de tête de pénis ? 7sur7.be serait capable d’expliquer le phénomène : « la mascotte a été créée en Chine par des ouvriers payés à peine 7 euros par jour. Les ouvriers forcés à faire plus de 120 heures supplémentaires par mois dans des conditions déplorables, ont reçu un salaire misérable pour la réalisation des figurines de ces mascottes déjà décriées. » Tout est de la faute des Chinois donc.

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