Archives Ancien Menly Il y a 2 années Rédigé par Julien Maron

Impôts : Chirac et Sarkozy ont baissé les impôts des plus riches, Jospin ceux des plus modestes

Le premier tour de l’élection présidentielle approche à grands pas et le pouvoir d’achat reste l’inquiétude première des français. Le Parisien dévoile aujourd’hui une étude réalisée par un groupe d’économistes réputés sur les réformes fiscales de ces quinze dernières années. Il en ressort que Lionel Jospin a baissé les impôts pour les personnes percevant les […]

Le premier tour de l’élection présidentielle approche à grands pas et le pouvoir d’achat reste l’inquiétude première des français. Le Parisien dévoile aujourd’hui une étude réalisée par un groupe d’économistes réputés sur les réformes fiscales de ces quinze dernières années. Il en ressort que Lionel Jospin a baissé les impôts pour les personnes percevant les salaires les plus bas alors que Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ont privilégié les plus hauts salaires.

Lionel Jospin a été le premier ministre de Jacques Chirac de 1997 à 2002. Sous un mandat de gauche, les bas salaires ont été l’objet d’attentions particulières. Pêle-mêle, on retrouve une baisse de la TVA, une modification de l’impôt sur le revenu. Antoine Bozio, le directeur de l’IPP (Institut des politiques publiques) explique : « Il y a eu une baisse globale de l’imposition« . Ainsi en 1997, les français consacraient 47.7% de leur revenu aux impôts contre 46.3% en 2002. « Cette baisse a touché d’abord les bas salaires, via les réductions de charges à proximité du SMIC« . Cependant, Antoine Bozio tempère : ses baisses ont été consenties lors de la mise en place de la semaine de 35 heures. Ainsi cette baisse « ne s’est pas forcément traduit par une hausse de leur pouvoir d’achat annuel » puisqu’elle « a financé une diminution de leur temps de travail« .

On ne peut pas dire que Jacques Chirac ait été un as de la réforme fiscale. Plus à l’aise pendant le salon de l’agriculture, l’ancien président a tout de même pris des décisions lourdes de conséquences. Parmi celles-ci, on compte la création du bouclier fiscal. Le groupe d’experts relève que : « les plus hauts revenus ont bénéficié de la baisse des prélèvements alors que les plus faibles les ont vus augmenter« . Les français les plus riches (500.000 personnes percevant un salaire supérieur à 297.660 € par an) ont le plus majoritairement profité de ces baisses.

Face à l’austérité fiscale de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy a, lui, adopté une autre posture. En effet, pendant son quinquennat, la fiscalité n’a cessé d’être retouchée, remaniée. Au point de s’en perdre parfois. La baisse de la TVA dans la restauration, le relèvement du bouclier fiscal, la baisse de l’ISF en sont des exemples. Le bilan est confus pour les économistes de l’IPP : « les différentes mesures adoptées au cours du quinquennat se sont neutralisées : certaines baisses d’impôt ont directement été annulées pendant le quinquennat (déductibilité des intérêts d’emprunt), d’autres ont eu des effets opposés« . Selon eux, la pression fiscale a, il est vrai, légèrement diminuée mais la baisse d’impôt à proprement parler a surtout concerné les très riches rentiers. A l’inverse, les très riches entrepreneurs ont vu leur imposition s’alourdir.

Et Marine, elle propose quoi ? Une sortie de l’Euro ?

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