Grollande Hebdo n°9 : PSA, Trierweiler, Merkel… La semaine pluvieuse de
Archives Ancien Menly Mis à jour le Rédigé par Julien Maron

Grollande Hebdo n°9 : PSA, Trierweiler, Merkel… La semaine pluvieuse de François Hollande

Chaque semaine sur Menly.fr retrouvez le meilleur  du pire de la présidence Hollande.  Politique fiction : semaine internationale pour l’équipe de François Hollande. Laurent Fabius était en Chine pendant que le président de la République était vivement critiqué par la presse britannique. Pendant ce temps, PSA coule et Thomas Hollande dézingue Valérie Trierweiler. Comment dit-on […]

Chaque semaine sur Menly.fr retrouvez le meilleur  du pire de la présidence Hollande. 

Politique fiction : semaine internationale pour l’équipe de François Hollande. Laurent Fabius était en Chine pendant que le président de la République était vivement critiqué par la presse britannique. Pendant ce temps, PSA coule et Thomas Hollande dézingue Valérie Trierweiler. Comment dit-on « semaine pourrie » en chinois ?

Samedi 7 / Dimanche 8 juillet 2012 : nuits de Chine

Week-end sportif pour le président de la République. Alors que la France s’enthousiasme pour la nomination de Didier Deschamps à la tête de la sélection nationale, François Hollande s’inquiète. En grand amateur de football, le Président appelle le capitaine des champions du monde 98 pour lui adresser quelques mots d’encouragement :

« Allez Didier, et un et deux et trois zéro !

- Je ne vous promets rien, monsieur le président

- J’ai confiance en vous ! Objectif 2016, hein !

- D’abord, il y a la Coupe du monde au Brésil, vous savez

- Non mais on s’en fout de ça. Une victoire en 2016, c’est bon pour les affaires par contre. Je veux être réélu moi ! »

Dans le même temps, François Hollande se débarrasse envoie Laurent Fabius en Chine avec une consigne : renforcer les liens entre les deux nations. Laurent Fabius se souvient qu’il avait été snobé par les dirigeants lors de sa première venue. Il l’affirme haut et fort : « Cette fois, je vais prendre ma revanche ».

Lundi 9 juillet 2012 : amitié franco-allemande

Réunis à Reims, François Hollande et Angela Merkel célèbrent cinquante ans d’amitié franco-allemande. Devant la presse, les deux dirigeants font bonne figure et affirment que la relation entre nos deux pays est on ne peut plus satisfaisante. En privé, Angela et François ne s’adressent presque pas la parole. Notre président tente une approche : « Angela… Parle-moi. Regarde-moi. Je ne sais plus comment t’aimer ni comment te parler ! » Angie fait la mou : « Pas la peine d’insister François. Tu as fricoté avec Rajoy et Monti. Nicolas ne m’aurait jamais fait ça ». L’amitié franco-allemande est au plus mal. Seule une petite guerre pourrait désormais nous rapprocher…

Ce lundi marque également l’ouverture de la conférence sociale. Mais François Hollande est surtout préoccupé par la nouvelle annonce de Vincent Peillon. Le ministre de l’Education nationale souhaite réduire les journées de cours et allonger les semaines afin d’équilibrer les emplois du temps. Une annonce qui laisse le Président perplexe. « Vincent, on n’a pas de profs et pas d’argent. T’arrêtes de faire des promesses un peu ? C’est pas ton boulot ! », s’énerve-t-il presque. « Mais c’est quoi mon boulot si je réforme pas !? » François Hollande laisse un blanc : « Non mais justement. Toi, t’es là pour te faire virer quand les lycéens feront grève. T’es une sorte de vecteur de paix, si tu préfères ».

Mardi 10 juillet 2012 : my dear Elizabeth

Grosse journée pour le président de la République. Aujourd’hui, il rencontre Elizabeth II, reine d’Angleterre. Nicolas Sarkozy, qui l’a déjà rencontrée, lui a prodigué quelques conseils : « En privé, Lizzie est vachement cool. Elle écoute du rap et fume le cigare. Offre-lui le dernier Booba et un cubain, elle va kiffer ». Candide, le Président fait l’erreur de croire son ami. On frôle l’incident diplomatique. « Désolé mais la vie de retraité, c’est grave chiant. On s’amuse comme on peut », se justifie l’ancien chef de l’Etat.

Dans le même temps, Laurent Fabius explique à la presse qu’il est grand temps que l’Occident choisisse le successeur de Bachar al-Assad. Un journaliste, étonné, se hasarde à une question délicate : « Mais vous voulez choisir le nouveau président d’un pays qui n’est pas le vôtre et l’installer au pouvoir sans demander son avis au peuple ? ». Le ministre des Affaires étrangères se marre : « Mais monsieur, si les Syriens se choisissent un chef, le pays devient une démocratie, certes, mais pas NOTRE démocratie. Quelque part, ça n’a aucun sens. Je veux bien qu’on soit idéaliste mais pas bêtement naïf non plus. Question suivante ».

 Mercredi 11 juillet 2012 : « C’est pas moi, c’est Sarkozy »

Ce mercredi démarre par une légère impression de déjà-vu. Des rumeurs annoncent le retour de Silivio Berlusconi. Le Cavaliere aurait une grande envie de retrouver le pouvoir. Une catastrophe. « Tel que je connais Nicolas, ça va lui donner envie », s’inquiète François Hollande. Dans le mille. L’ancien président lui envoie un message sans équivoque : « Dans 5 ans, match retour ! »

Pendant que la presse britannique raille la visite du Président, le plan social de PSA fait trembler le gouvernement. Mais Michel Sapin a la parade. « On n’a qu’à dire que c’est de la faute de Sarkozy », propose-t-il au Président. Soucieux de se venger de l’infâme plaisanterie dont il a été victime, François Hollande valide le projet : « Mets-lui PSA sur le dos, le chômage, la dette… et la météo aussi ».

La presse divulgue également les raisons du mépris dont a été victime Laurent Fabius lors de son premier voyage en Chine, pendant la campagne présidentielle. Officiellement, les dirigeants chinois étaient convaincus de la victoire de Nicolas Sarkozy. En réalité, ces derniers n’ont pas apprécié que le ministre des Affaires étrangères commande « deux nems poulet et une portion de riz cantonais » au porte-parole du gouvernement. « Un simple quiproquo », selon l’intéressé.

Jeudi 12 juillet 2012 : au nom du fils

Jeudi, Le Point publie un entretien dans lequel Thomas Hollande dézingue Valérie Trierweiler. La Première dame, responsable, selon lui, de tous les maux de son compagnon, encaisse mal le coup. « François, tu vas laisser ton fils parler de moi comme ça ? », interroge-t-elle. « Faut dire que t’as été bien relou », se contente de lui répondre François Hollande. Un petit mot manuscrit, en provenance de Ségolène Royal, est déposé sur le bureau de Valérie Trierweiler :  » In your face baby ! »

Le Canard enchaîné révèle que les conjoints des ministres Najat Vallaud-Belkacem et Fleur Pellerin ainsi que l’épouse d’Aquillino Morelle, conseiller de l’Elysée, ont obtenu des places dans des cabinets ministériels. Nicolas Sarkozy, toujours prêt à venir taquiner François Hollande saute sur l’occasion. « Pris en flag les gars ! Je croyais que le changement c’était maintenant ! AHAH« . Réponse immédiate : « J’ai pas dit qu’il fallait TOUT changer non plus ».

La suppression de 8 000 postes chez PSA vient, en revanche, ruiner la journée du Président. Le départ d’Etienne Mougeotte du Figaro lui redonnera tout de même un semblant de sourire.

 

Vendredi 13 juillet 2012 : jour de chance

Cette veille de fête nationale est marquée par la nomination d’Audrey Pulvar en tant que directrice de la rédaction des Inrocks. Une nouvelle qui ne ravit pas François Hollande :

« Dis-moi Arnaud, on était d’accord pour que ta femme se taise et nous laisse bosser tranquillement. C’est ça que t’appelles de la discrétion ?

- Cher impétrant, sachez que ma compagne est libre de ses faits et gestes et que je ne vois pas au nom de quoi elle devrait renoncer à sa liberté de parole

- Parce qu’au prochain remaniement, tu dégages

- Je lui parlerai »

Le Président prépare surtout son interview du 14 juillet. Des équipes de journalistes lui livrent les questions auxquelles il sera soumis. Après consultation de la liste, François Hollande est perplexe : « Dix questions sur le tweet de Valérie et cinq sur la météo désastreuse depuis mon élection… Vous êtes sûrs que c’est indispensable ? Nous avons des annonces à faire d’un point de vue politique et économique ». Fou rire général. Un journaliste, qui a du mal à reprendre son souffle, se justifie : « C’est pas contre vous, monsieur le président. Mais ça n’est pas avec de la politique qu’on fait de l’audience ».

Le 14 juillet sera-t-il pluvieux ? Valérie Trierweiler et Thomas Hollande vont-ils finir par s’aimer ? Angela Merkel arrêtera-t-elle de bouder ? Nicolas Sarkozy reviendra-t-il ? La suite de cette formidable aventure humaine dans le prochain épisode de Grollande Hebdo…

 

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