Archives Ancien Menly Mis à jour le 17/08/2012 Rédigé par Julien Maron

Grollande Hebdo n°13 : les vacances de François Hollande 2

Politique fiction - Manuel Valls a passé cette semaine à se montrer un peu partout, permettant ainsi à François Hollande de poursuivre tranquillement ses vacances dans le Var. Mais toutes les bonnes choses ont une fin et il sera bientôt temps de ranger la crème solaire… Samedi 11 / Dimanche 12 août 2012 : où […]

Grollande Hebdo n°13 : les vacances de François Hollande 2

Politique fiction - Manuel Valls a passé cette semaine à se montrer un peu partout, permettant ainsi à François Hollande de poursuivre tranquillement ses vacances dans le Var. Mais toutes les bonnes choses ont une fin et il sera bientôt temps de ranger la crème solaire…

Samedi 11 / Dimanche 12 août 2012 : où sont les femmes ?

Le week-end de François Hollande ressemble à tout sauf à des vacances. D’abord dérangé par l’affaire des démantèlements de camps roms, le Président doit également rendre hommage au major Franck Bouzet, 88ème soldat décédé en Afghanistan, puis se rendre à Grenoble (oui, Grenoble), au chevet des victimes d’un braquage. De retour à Brégançon, le chef de l’Etat, harassé, appelle Nicolas Sarkozy :
«C’est quoi ces vacances pourries !?
- Je suis pas ton tour-opérateur François, de quoi tu te plains ?
- Le jour de l’investiture, tu m’as vendu des soirées de ouf avec des filles en bikini et là, j’arrête pas de bosser comme un malade ! Je suis encore plus crevé que quand je suis au boulot
- Je comprends pas, tu fais pas 35 heures ?
- Hey ! Les vannes c’est mon domaine. Ne me pique pas mes effets
- Ecoute, le meilleur organisateur de soirées que je connaisse c’est Alain Juppé. C’est lui qui ramenait l’alcool et les filles ! Appelle-le
- Sérieusement ?
- Comment tu peux être président en étant aussi naïf !? Ecoute, je t’organise une petite private party dès que je peux. En attendant, va faire un Scrabble avec Valoche !»

Las, l’ambiance n’est pas au beau fixe avec Valérie Trierweiler. Profitant d’un moment d’absence de sa dulcinée, le Président décide de regarder la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques. La Première dame a le malheur d’entrer dans la pièce alors que les Spice Girls viennent effectuer leur tour de chant. Elle voit rouge lorsqu’elle aperçoit le sourire de François Hollande devant la mine rayonnante de Geri Halliwell et de ses copines (sauf Victoria Beckham qui préfère tirer la gueule). Jalousie, dispute, nuit sur le canapé… Une de plus.

Lundi 13 août 2012 : on refait le plafond

Ses vacances étant ruinées, François Hollande décide de se remettre au travail. Il organise tout d’abord une visio-conférence avec Pierre Moscovici. Le Conseil constitutionnel vient d’annoncer que le plafond de l’ISF serait rétabli dès l’année prochaine. Une décision qui ne convient pas au ministre de l’Economie :
«Ecoute François, les riches doivent payer ! On ne peut pas les laisser s’en sortir
- Mais Pierrot, on est tous plus ou moins riches. Arrête tes bêtises, ça va nous retomber dessus !
- Mais le changement c’est maintenant !
- Ça suffit avec ça ! Stop le changement ! Plus de changement !
- Et on fait tout comme Sarkozy, c’est ça ?
- Why not… C’était pas si mal après tout»
Alors qu’il voit son ministre se décomposer, François Hollande tente de rattraper le coup :
«Ce que je veux dire c’est : ne nous précipitons pas. On en reparle quand je reviens en fin de semaine»

Ayant, «par hasard», entendu la conversation (qu’elle écoutait à travers la porte), Valérie Trierweiler intervient :
«En fin de semaine ?
- Ben oui, ma biche, il faut bien que je retourne travailler
- Mais j’ai dit aux copines que je partais pour deux mois
- Reste si tu veux. Je peux rentrer à Paris tout seul. Et puis, si tu n’as pas envie de rentrer à Paris du tout, ne te sens pas obligée
- Non, j’assumerai mon rôle de Première dame !
- Tant pis…
- Plaît-il ?
- Je disais : youpi !»

 

Mardi 13 août 2012 : Valls entre en scène

Alors qu’il effectue son sport matinal au son des LMFAO, François Hollande est interrompu par un coup de téléphone de Manuel Valls :
«François, l’heure est grave !
- Tu as encore expulsé des Roms ?
- Non, la France est en proie à de graves violences
- Où ça ?
- Amiens !
- C’est à dire ?
- Amiens, la capitale de… Enfin, Amiens quoi ! Des policiers ont perdu la vie, des centaines de personnes ont participé à cette émeute !
- Non mais… Amiens ! Vraiment ?
- Moi, ministre de l’Intérieur, je dois me rendre dans cette ville du péché et du crime !
- Profite de ton déplacement pour aller visiter la maison de Jules Verne. Ça te cultivera un peu
- Je ne suis pas là pour le tourisme François ! Je suis là pour tout nettoyer au Kärcher ! On va les avoir ces racailles
- Tu as raison ! Et inspire-toi de Jules
- César ?
- Verne ! T’écoutes rien quand on te parle, c’est fou ça ! Bref, inspire-toi de Jules Verne. Si l’on peut faire le tour du monde en 80 jours, on peut sauver Amiens des griffes de la violence !»

Encore sous le choc, François Hollande annonce qu’il compte mettre tous les moyens nécessaires en place pour lutter contre l’insécurité dans notre pays. Des déclarations qui étonnent Nicolas Sarkozy. Son prédécesseur lui adresse un sms : «Pourquoi tu sembles si préoccupé ? C’est pas la première fois qu’il y a des violences en France !». Réponse immédiate : «Non mais tu comprends rien ! Si Amiens se met à s’enflammer, c’est que la situation est pire que ce que l’on pensait ! Bientôt, même le Larzac ne sera plus un endroit sûr !» Un bon chef sait toujours prendre la réelle mesure d’une situation de crise.

 

Mercredi 15 août : rien… Et c’est tant mieux !

Un 15 août on ne fait rien. C’est comme ça, il n’y a rien à faire. Le 15 août, on ne travaille pas. Même lorsque l’on est président de la République. L’Eglise catholique a bien prononcé quelques prières anti-mariage homosexuel mais nous sommes le 15 août alors, on s’en fiche. Du coup, parlons d’autre chose. Ça va vous ? Avez-vous vu France-Uruguay ? Pas brillant tout ça, hein ? Ça manquait un peu de Zizou je trouve… Bref, reprenons.

Jeudi 16 août 2012 : week-end à Roms

Ce jeudi est sans conteste la journée la plus chargée de la semaine de François Hollande. D’abord parce que le Président reçoit dès six heures du matin un sms de Jean-Marc Ayrault : «Slt Franssoua ^^ jorganiz 1 réunion interministériel pr parlé dé roms la semène prochène LOL tuvien ?» Le Président refuse de répondre et file directement écrire dans son journal intime. «Cher journal. La semaine prochaine, mes ministres vont organiser une réunion pour parler des Roms. Si la droite l’avait fait, de quoi aurait-on traité mon pote Nico ? PS : aujourd’hui, je vais à Cannes voir mon papa ! Malheureusement, Valoche vient avec moi !»

C’est également durant cette journée que la France découvre que François Hollande appelle Nicolas Sarkozy «le salopard» en privé. Une nouvelle qui n’attriste guère son prédécesseur, habitué à l’appeler «le mou du genou» devant ses soutiens. Une habile technique de camouflage pour que personne ne découvre leur amitié secrète.

Enfin, Ségolène Royal décide de se faire remarquer. D’abord en accordant une interview durant laquelle elle annonce ne pas se considérer comme une personne «indispensable» au Parti socialiste. Et ensuite en faisant part de son intention de participer aux journées d’été d’Europe-Ecologie les Verts alors qu’elle n’ira pas aux universités d’été du PS à La Rochelle. «Quel talent pour occuper l’espace médiatique ! Ça c’est de la meuf !», sera la seule pensée du président de la République.

Vendredi 17 août 2012 : quand vient la fin de l’été…

Cette fin de semaine sent surtout la fin de vacances pour François Hollande. Le Président est obligé de rattraper une bourde de ses ministres. Ces derniers ont laissé entendre qu’Henri Proglio, président d’EDF, pourrait céder sa place à la tête de l’entreprise publique afin de faire place à une personnalité moins proche de Nicolas Sarkozy. Une idée qui ne convient guère au chef de l’Etat, qui en informe Jean-Marc Ayrault : «Si on commence à mettre nos copains à tous les postes importants, on va finir par se faire repérer ! Arrête tes conneries et dément !» Une remontrance à laquelle le premier ministre goûte peu : «Mé Franssoua, tu me snob pdt tte té vacs é la seule foie ou tu mékri c pr mengueulé :(» Le Président ne prend pas la peine de répondre.

Pendant ce temps, Manuel Valls annonce qu’il va créer des postes de policiers et de gendarmes. L’attitude volontariste de ce dernier inquiète au plus haut point François Hollande. «Le coup du ministre de l’Intérieur qui va partout et parle tout le temps pour finalement devenir président, je l’ai déjà vu quelque part», se dit-il. Mais «l’hypoprésident» (selon Nadine Morano et Christian Estrosi) n’a pas le temps de ruminer ses mauvaises pensées. Son téléphone l’en empêche :
«Moi, président de la République, j’écoute
- Allô François ? C’est Zahia, tu vas bien ?
- Zahia qui ?
- There’s only one Zahia, François
- C’est pas faux. Que puis-je pour vous ?
- Un de nos amis communs m’a dit qu’il y avait de l’eau dans le gaz entre Bobonne et toi. Je me suis dit que tu apprécierais d’aller boire un verre avec une femme qui ne te prend pas la tête
- Ah… Mais quel ami commun ?
- Un certain Nicolas. Ça te dit quelque chose ?»

Depuis quand Nicolas Sarkozy joue-t-il les entremetteurs ? François Hollande va-t-il devoir affronter Manuel Valls en 2017 ? Zahia Dehar ferait-elle une bonne première dame ? Si je vous le dis tout de suite, ça tuerait tout suspense. Alors rendez-vous dans le prochain épisode !

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