Grollande Hebdo n°11 : Vél’ d’Hiv’, PSA, Ségolène… La semaine
Archives Ancien Menly Mis à jour le Rédigé par Julien Maron

Grollande Hebdo n°11 : Vél’ d’Hiv’, PSA, Ségolène… La semaine presque intéressante de Hollande

  Menly.fr pense aux vacanciers qui ont le temps le tout, sauf de suivre l’actualité. Voici, comme chaque semaine, un récap’ des moments marquants de la présidence Hollande : Politique ficition – Une moitié de polémique à propos du Vél’ d’Hiv’, quelques accrocs avec le plan automobile, un début de discussion sur la naturalisation… Dieu […]

 

Menly.fr pense aux vacanciers qui ont le temps le tout, sauf de suivre l’actualité. Voici, comme chaque semaine, un récap’ des moments marquants de la présidence Hollande :

Politique ficition – Une moitié de polémique à propos du Vél’ d’Hiv’, quelques accrocs avec le plan automobile, un début de discussion sur la naturalisation… Dieu que cette semaine sent les vacances !

Samedi 21/Dimanche 22 juillet 2012 : J’avoue

François Hollande doit prononcer un discours à propos de la rafle du Vél’ d’Hiv’. Pour ce faire, le président de la République décide de rendre visite à son modèle politique et humain : Jacques Chirac. L’ancien président reçoit le nouveau, charentaises aux pieds et Corona dans les mains. François Hollande propose de lire son discours à l’ancien chef d’Etat : « (…) moi, président de la République, j’assume l’entière responsabilité de la rafle du Vél’ d’Hiv’. Tout est de ma faute. J’accepte d’être jugé par un tribunal républicain dès la fin de mon mandat et, si telle est la décision des juges, de finir mes jours derrière les barreaux d’une prison (…) ». Jacques Chirac, en conseiller avisé, calme les ardeurs de son compagnon corrézien. Après quelques retouches, François Hollande se résigne à reconnaître la responsabilité de la France sans s’impliquer dans le processus. Un discours normal, en somme.

Mais c’est du côté de la Première dame qu’il faudra aller chercher la véritable information du week-end. Valérie Trierweiler fait une annonce à son compagnon :

« François, je repars de zéro. J’entame une nouvelle vie

- Ah, ça y est, on se sépare ?

- Non, j’ai effacé mes tweets »

Quelques minutes plus tard, la journaliste poste un tweet. Son idée de départ (« Moi, Première dame de la République, je vais bien. Magnifique discours de l’homme que j’ai piqué à Ségolène. Très émouvant ») n’est pas validée par ses conseillers. Ceux-ci préfèrent : « Tout va bien chers amis. Magnifique discours du Président pour la commémoration de la rafle du Vel d’ hiv. Très émouvant », un brin moins polémique.

Lundi 23 juillet 2012 : belle comme une Fleur

La journée démarre par le morceau de bravoure d’un journaliste d’Europe 1. « Savez-vous vraiment pourquoi vous avez été choisie ? Parce que vous êtes une belle femme issue de la diversité ? Parce que vous appartenez à une minorité peu visible ? Que vous êtes la preuve de ce qu’est une adoption réussie ? Que vous êtes un signal fort donné aux marchés asiatiques ? Peut-être aussi parce que vous êtes compétente ? Est-ce que vous le savez vraiment ? », demande Daniel Schick à Fleur Pellerin. François Hollande prend les devants. Alors que Najat Vallaud-Belkacem débarque dans son bureau, fusil au poing, le Président est déjà au téléphone avec le journaliste. Visiblement, ce dernier ne comprend pas la polémique :

« Mais, monsieur le Président, j’ai seulement posé une question journalistiquement pertinente. En plus, je vous ferai remarquer que je lui ai posé la version light

- C’est à dire ?

- Au début je voulais dire :  Savez-vous vraiment pourquoi vous avez été choisie ? Parce que vous êtes une belle femme issue de la diversité ? Parce que vous appartenez à une minorité peu visible ? Que vous êtes la preuve de ce qu’est une adoption réussie ? Que vous êtes un signal fort donné aux marchés asiatiques ? Que vous savez faire du kung-fu ? Que vous êtes maîtresse sushi ? Que vous maîtrisez l’art ancestral des geishas ? Que vous avez vu tous les films de Bruce Lee ? Que vous seriez capable de retrouver votre chemin dans les rues de Bangkok ? Que votre grand-père a construit la grande muraille de Chine ? Peut-être aussi parce que vous êtes compétente ? Est-ce que vous le savez vraiment ? »

Sans un mot, François Hollande raccroche et se tourne vers la ministre des Droits des femmes : « Bonne nouvelle : il n’est ni raciste ni misogyne. Il en tient une couche par contre ».

Mardi 24 juillet 2012 : Arnaud against the world

Aujourd’hui, Delphine Batho est fière de présenter un plan écologique qui concernera chaque membre du gouvernement. Manque de bol, personne n’a écouté et tout le monde se fiche royalement de la « feuille de route écologique ». Surtout les ministres qui se déplacent en avion.

D’ailleurs les ministres ont d’autres chats à fouetter. Le pauvre Arnaud Montebourg, par exemple. Le ministre du Redressement productif est l’objet de nombreux articles peu élogieux dans la presse écrite et numérique. Les journalistes français se demandent à quoi peut bien servir Monsieur Pulvar. Ce dernier vient en toucher deux mots au Président : « Dites-moi l’Impétrant, pourquoi les médias s’en prennent-ils à moi ? Ne suis-je pas un ministre dynamique, compétent et hautement sympathique ? » François Hollande n’ose pas contredire son ministre alors que celui-ci exige de la secrétaire qu’elle lui amène 23cL de jus de goyave sur un lit de feuilles de menthe dans un verre bleu opaque. Le Président finit par trouver une réponse : « Honnêtement Arnaud, je vois mal ce que l’on pourrait te reprocher ».

Mercredi 25 juillet 2012 : do the locomotion

Arnaud Montebourg et Michel Sapin présentent leur plan pour sauver l’industrie automobile française. Les Laurel et Hardy du gouvernement annoncent le renforcement des bonus et malus écologiques. François Hollande, qui les regarde en direct streaming sur Menly.fr, semble dubitatif. « Même quand il lit un discours écrit par un autre, Montebourg réussit à être énervant », se dit-il. Une prédisposition naturelle sans doute.

Mais François Hollande a des motifs de satisfaction. Il a, le matin-même, signifié à Laurent Fabius sa nouvelle mission. « Lolo, demain, tu pars pour l’Afrique », lui a-t-il annoncé en posant des billets d’avion sur la table. Une nouvelle qui n’a pas réjoui le ministre des Affaires étrangères. « J’ai l’impression, mon cher François, que vous cherchez à m’envoyer une nouvelle fois très loin de vous. Je n’apprécie que modérément… » Le Président se veut rassurant : « Pas du tout Laurent, je veux juste que tu me rapportes quelques fraises des bois du Mali. Allez, va donc faire ta valise ».

Jeudi 26 juillet 2012 : naturalisation, piège à c…

De nouveau au travail après dix ans d’inactivité, Lionel Jospin se sent bien. Il débarque dès 7h du matin dans le bureau du Président :

« Ah c’que c’est bon d’être de retour dans les locaux de Matignon

- Oui mais là c’est l’Elysée Lionel, qu’est-ce-que tu veux ?

- Rien de spécial. Je viens me mettre au parfum des dossiers en cours. On réforme quoi aujourd’hui ?

- Toi, rien. T’as un boulot déjà

- J’ai pensé à un truc pour la commission : j’ai convoqué la presse pour leur dire que je vais la diriger gratuitement ! Tu vois un peu l’effet d’annonce génial !?

- C’est bien ça. Surtout que personne ne comptait te payer en plus

- Même pas une petite commission ?

- Même pas, c’est fini tout ça… Le changement, c’est maintenant (avec la chorégraphie, ndlr)« 

Pendant ce temps, la majorité poursuit son œuvre de démolition du quinquennat sarkozyste. Manuel Valls veut revenir sur les critères de naturalisation décidés par Claude Guéant, notamment le fameux test de culture générale. Il s’en explique :

« Franchement François, il est trop dur ce test ! Même des ministres ne pourraient pas le faire !

- Quels ministres ?

- Non, je peux pas balancer de noms

- Manu… Quels ministres ?

- Bon ok, j’ai pas réussi le test ! Mais tu sais qui a écrit Les Trois Mousquetaires, toi !?

- Ah oui, quand même…

- Par contre, j’ai eu bon à la question foot. C’était fastoche »

Vendredi 27 juillet : le retour du come-back de Ségolène

Ce vendredi sent le week-end à plein nez. La droite s’agite pour débattre à propos de naturalisation et la vie suit gentiment son cours. C’était sans compter sur le nouveau coup d’éclat de Ségolène Royal. Ce n’est pas parce que la madonne du PS ne se rendra pas aux universités d’été du parti à La Rochelle qu’elle a perdu la parole. Ainsi, Ségo a-t-elle décidé de disserter sur la carrière de sa protégée Najat Vallaud-Belkacem : « Elle s’appellerait Claudine Dupont, elle ne serait peut-être pas là. Elle doit assumer son identité et en être fière ».

NVB entre penaude, les larmes aux yeux, dans le bureau du Président, qu’elle interroge : « C’est vrai que j’ai été choisie à cause de mes origines ? » Touché par la détresse de sa ministre, François Hollande se lève et la prend dans ses bras : « Mais non, voyons. Allons, mon pauvre petit chou, il ne faut pas écouter Ségolène, tu sais bien qu’elle déraille ». Cette inhabituelle tendresse apparaitrait anodine à n’importe qui… Sauf à Valérie Trierweiler qui observe la scène par le trou de la serrure : « J’en connais un qui va encore tâter du canapé ! »

François Hollande devrait-il faire surveiller les serrures de ses portes ?

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