Grève de la faim en prison de Patrick Henry
Archives Ancien Menly Mis à jour le Rédigé par Julien Maron

Grève de la faim en prison de Patrick Henry

« La France a peur » : cette phrase, dite en ouverture d’un JT de 20 heures le le 18 février 1976 par Roger Gicquel, est depuis passée à la postérité. Elle faisait référence à la vague d’émotion provoquée par le kidnapping suivi de mort du petit Philippe Bertrand 8 ans, par son bourreau Patrick Henry qui […]

« La France a peur » : cette phrase, dite en ouverture d’un JT de 20 heures le le 18 février 1976 par Roger Gicquel, est depuis passée à la postérité. Elle faisait référence à la vague d’émotion provoquée par le kidnapping suivi de mort du petit Philippe Bertrand 8 ans, par son bourreau Patrick Henry qui écopa pour cet assassinat de la perpétuité – échappant de justesse à la peine capitale – avant d’être libéré en 2001.

Ce même Patrick Henry, qui retourna par la case prison en 2003, pour une affaire de trafic de stupéfiants lorsqu’il fut arrêté en possession de 10 kilos de résine de cannabis qu’il transportait. C’est cet homme qui depuis le début de cette semaine, a entamé une grève de la faim dans sa geôle de la maison d’arrêt de Saint-Maur (Indre) afin de protester contre les rejets successifs de ses demandes de libération en conditionnelle.

Une grève de la faim d’un homme qui, martelons-le, a pris de façon horrible la vie d’un jeune garçon innocent de huit ans avant, presque dès sa sortie de prison 25 ans plus tard une fois « sa dette payée »,  de se reconvertir dans la trafic de drogue. Une grève de la faim sans doute injustifiable pour la société mais celle d’un homme qui s’estime floué par la justice et libérable et qui s’imaginerait plutôt dehors, à nouveau libre comme l’air. Pour faire quoi cette fois ?

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