Archives Ancien Menly Il y a 3 années Rédigé par Julien Maron

Germanophobie : Montebourg compare Merkel à Bismarck

En pleine crise financière et économique en Europe, c’est l’Allemagne dirigée d’une main de fer par Angela Merkel qui mène la danse, Sarkozy s’accroche derrière pour suivre le pas. Cette cadence dictée par la chancelière allemande commence à agacer plus d’un homme politique notamment en France… Arnaud Montebourg, le roi de la démondialisation, est sorti […]

En pleine crise financière et économique en Europe, c’est l’Allemagne dirigée d’une main de fer par Angela Merkel qui mène la danse, Sarkozy s’accroche derrière pour suivre le pas. Cette cadence dictée par la chancelière allemande commence à agacer plus d’un homme politique notamment en France…

Arnaud Montebourg, le roi de la démondialisation, est sorti de ses gonds. Le député de Saône et Loire a ouvertement critiqué la « politique à la Bismarck » de la chef d’Etat germanique, estimant qu’elle était en train de « tuer elle-même la zone euro ».

Toujours virulent dans ses propos, l’homme surprise des primaires socialistes a poursuivi : « C’est l’importation des exigences, des diktats allemands sur ce qui restera de la zone euro après avoir expulsé les pays qui ne peuvent pas s’en sortir. »

Le principal reproche fait par le compagnon d’Audrey Pulvar est le refus de l’Allemagne que la Banque Centrale Européenne rachète des emprunts d’Etat de pays en grande difficulté comme l’Italie… Il a affirmé solennellement : « Le moment est venu d’assumer la confrontation politique face à l’Allemagne et de défendre nos valeurs ».

Au passage, il ne manque pas de critiquer le rôle du Président français considérant que ce dernier était « en train de s’installer sur le porte-bagages de la droite et du patronat allemand ». Il a également rajouté : « Son incapacité à tenir tête aux erreurs allemandes est une grave préoccupation. »

En conclusion, Arnaud Montebourg a jugé bon, selon lui, de tirer la sonnette d’alarme : « Nous sommes dans une période où les choix politiques que nous allons imposer à nos peuples sont extrêmement dangereux. Si l’Allemagne réussit à imposer la cure grecque à tous les pays, y compris la France, vous aurez la montée du populisme, des nationalismes dans tous les pays et de l’extrême droite. »

Cette  » germanophobie » est peut être outrancière car les solutions pour assurer le sauvetage de la monnaie unique et de la zone Euro semblent minces… Avons nous d’autres choix que la convergence vers l’Allemagne ?

L’avenir ne devrait pas plaire à cet homme de gauche puisqu’il semble dans les tuyaux des instances gouvernementales de la zone euro de renforcer la gouvernance européenne et ainsi abandonner légèrement la souveraineté nationale des pays. Cette montée en puissance de l’Europe guidée par l’Allemagne (pays vertueux économiquement) s’impose au regard de la situation financière catastrophique du vieux continent… Les prochains discours de Sarkozy et Merkel sont à scruter à la loupe car ils devraient être annonciateurs de changement structurel. 

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