Euro 2012 – Nasri, Ben Arfa, Ménez, Benzema : quand on est con…
Archives Ancien Menly Mis à jour le Rédigé par Julien Maron

Euro 2012 – Nasri, Ben Arfa, Ménez, Benzema : quand on est con…

  Depuis samedi soir et le pathétique spectacle offert par les Bleus face à l’Espagne, les médias français tombent à bras raccourcis sur tout ce qui ressemble de près ou de loin à un joueur né en 1987. Il faut dire qu’ils l’ont quand même bien cherché, ces petits merdeux. Entre prestations médiocres – match […]

 

Depuis samedi soir et le pathétique spectacle offert par les Bleus face à l’Espagne, les médias français tombent à bras raccourcis sur tout ce qui ressemble de près ou de loin à un joueur né en 1987. Il faut dire qu’ils l’ont quand même bien cherché, ces petits merdeux. Entre prestations médiocres – match contre l’Ukraine excepté – sur le terrain et prouesses verbales en dehors, les Bleus ont encore déçu une immense majorité de leurs supporters. Avec, en filigrane, le sentiment diffus d’un énorme gâchis.

Alors pourquoi ? Pourquoi cette lente déliquescence du foot français depuis une décennie ? Pourquoi ces mecs si doués n’arrivent à rien sur un terrain. La réponse tient en deux mots : « éducation » et « intelligence ». Les Benzema, Nasri, Ben Arfa, Ménez ou Ribéry sont extrêmement talentueux, aucun doute là-dessus. Techniquement au-dessus du lot et physiquement au point. Le problème, c’est qu’ils n’ont rien dans la caboche ! Et si pour les bas de plafond le foot se résume à courir et taper dans un ballon, les initiés eux, savent qu’une tête bien faite mais surtout bien pleine est aussi utile qu’un bon pied.

Pour ceux qui se souviennent de la série « A la Clairefontaine« , diffusée sur Canal+, une scène prémonitoire résumait à elle seule le casse-tête de cette génération 1987. Claude Dussault, le formateur de l’INF, déclarait d’un air dépité dans l’un des derniers épisodes : « Je viens de passer les 2 pires années de ma vie d’éducateur avec eux. » Tout est déjà là. Des jeunes bourrés de talent mais sans capacité de réflexion, sans aucun sens du recul ni respect pour les règles. Et c’est bien là que le bât blesse : les meilleurs joueurs de l’équipe de France sont aussi les plus cons !

En Angleterre, en Espagne, en Italie et en Allemagne, le foot est culturellement ancré dans les moeurs et la vie quotidienne des gens, quelle que soit leur classe sociale. Un chef d’entreprise ou un prof de fac n’hésitera pas à inscrire son fils dans la section jeunes du Barça, véritable institution et symbole de l’identité catalane. Même constat à Londres, Milan ou Munich, ou des fils de bonne famille font du foot comme d’autres du tennis ou du golf. Et ça ne choque personne.

Résultat : les joueurs espagnols – restons sur cet exemple – sont respectueux du maillot, des traditions, savent s’exprimer correctement et n’ont pas tous un casque vissé en permanence sur les oreilles. Et en corollaire, ils n’insultent pas les arbitres, les journalistes ou leur entraîneur. Surtout, d’un point de vue purement footballistique, les mecs ont « l’intelligence du jeu » : savoir faire la passe au bon moment, analyser le jeu sans ballon, se repérer dans l’espace, anticiper… La supériorité ne se traduit pas seulement à travers le physique et la technique.

Ah, on est loin des courses folles version tout droit de Ménez, des atermoiements de Nasri ou des numéros de soliste avec oeillères de Ben Arfa. Combien de ballons perdus bêtement par manque de discernement ? Combien d’occasions gâchées par individualisme ou par des mauvais choix . En privé, Laurent Blanc s’est plaint du manque de culture tactique et d’intelligence de jeu de ses joueurs. Eh oui Lolo, mais en France le foot est considéré comme un sport de beaufs pratiqué dans les milieux défavorisés ou les petits caïds de cité. Soyons clairs : la France n’aime pas le foot.

Et les événements de ces dernières années donnent malheureusement raison à ceux qui pensent que le foot, c’est sale. Après Knysna, la France a perdu 300 000 licenciés en moins de 2 ans. Avec ce qui vient de se passer en Pologne et en Ukraine, autant dire que la tendance ne risque pas de s’inverser dans les années qui viennent. Quel parent respectable oserait aujourd’hui amener son fils à pratiquer un sport dont la vitrine – les Bleus – est aussi dégueulasse qu’un peignoir usagé de DSK un soir d’orgie ? Du coup, le foot français est entré dans un cercle vicieux dont il n’est sans doute pas prêt de sortir…

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