Euro 2012 : Lloris, plus fort que Mexès et Rami réunis
Archives Ancien Menly Mis à jour le Rédigé par Julien Maron
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Capitaine silencieux, garçon reservé, mais joueur talentueux, Hugo Lloris le gardien de l’équipe de France va avoir un rôle primordial à jouer pendant cet Euro. Outre les interventions habituelles qu’il devra effectuer, le goal des Bleus va devoir aussi rattraper les boulettes de ses deux défenseurs centraux, Philippe Mexès et Adil Rami. Durant les matchs […]

Capitaine silencieux, garçon reservé, mais joueur talentueux, Hugo Lloris le gardien de l’équipe de France va avoir un rôle primordial à jouer pendant cet Euro. Outre les interventions habituelles qu’il devra effectuer, le goal des Bleus va devoir aussi rattraper les boulettes de ses deux défenseurs centraux, Philippe Mexès et Adil Rami.

Durant les matchs de préparation, la charnière a brillé par son approximation, ses erreurs de placement et sa vitesse inversement proportionnelle à celle d’Usain Bolt. Autant de fautes professionnelles qui ne pardonnent pas pendant une grande compétition. Et pour éviter une élimination précoce, Lloris devra sortir le grand jeu à chaque match.

Un peu comme quand Lionel Messi a hérité du brassard de capitaine en équipe d’Argentine, le choix Hugo Lloris a suscité des interrogations. Réputé plutôt calme et discret, le gardien de l’Olympique Lyonnais n’est pas vraiment le meneur d’hommes avec qui on va à la guerre. Et bien que beaucoup rappellent l’épisode OGC Nice-OL ou « Spiderman » a poussé une gueulante qui a impressionné tout le monde, le leadership de Lloris se voit plus sur le terrain que dans le vestiaire.

Capable d’haranguer ses coéquipiers, de les encourager, le capitaine des Bleus est exemplaire pendant les matchs. S’il inspire tellement de respect, c’est qu’il assure quand il est devant ses cages. Rarement fautif, souvent impérial, Hugo Lloris enchaîne les performances depuis qu’il est devenu professionnel en 2005. Et alors que tout le monde encense Ribéry, Benzema ou encore Cabaye, la plupart des commentateurs semblent oublier que l’homme de la situation sera probablement notre gardien.

Car devant lui, c’est le désert du Nevada, ou les portes ouvertes Citroën, au choix. Adil Rami et Philippe Mexès ont tout fait pendant les matchs de préparation pour nous inquiéter. Outrageusement dominés par les attaquants Islandais (bien aidés il est vrai par Patrice Evra), pris de vitesse par les contre-attaques estoniennes, relançant comme des poussins et taclant comme des benjamins, les deux défenseurs centraux ont été à la rue. Sauvée par les fulgurances de ses attaquants, l’équipe de France a évité l’humiliation.

Mais combien de temps durera encore cette fameuse série d’invincibilité quand en face il faudra affronter Welbeck et Ibrahimovic ? Vu le niveau affiché par la charnière centrale, aussi longtemps que Lloris fera des miracles. Car autant se le dire dès maintenant, Mexès manque de rythme, Rami a oublié son talent à Mestalla et ni l’un ni l’autre ne va se transcender pendant l’Euro. Et quand bien même Koscielny remplace l’un des deux, la charnière sera bien fébrile et on pourra compter sur elle pour faire une boulette ou deux par match.

« L’homme-araignée » va donc devoir chausser les gants et se surpasser pour que tout le peuple Français puisse espérer une première victoire en phase finale d’une grande compétition, six ans après celle face au Portugal en demi du Mondial 2006. Et qui sait, peut-être que le 1er juillet prochain, on ne pensera pas aux 6 buts de Benzema ou aux 4 passes décisives de Ribéry, mais bien aux 25 parades décisives d’Hugo Lloris.

 

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