Archives Ancien Menly Mis à jour le 11/06/2012 Rédigé par Julien Maron

Euro 2012 : France – Angleterre 2004, de l’Enfer au Paradis

Tous les jours sur MENLY, retrouvez les matchs ou les évènements marquants de tous les Championnats d’Europe depuis leurs créations. La France et l’Angleterre ont toujours entretenu une relation particulière, entre guerres de 100 ans et matchs d’anthologie. Si l’on devait conserver une rencontre entre les « rosbifs » et les « mangeurs de grenouilles », ce serait celle […]

Tous les jours sur MENLY, retrouvez les matchs ou les évènements marquants de tous les Championnats d’Europe depuis leurs créations.

La France et l’Angleterre ont toujours entretenu une relation particulière, entre guerres de 100 ans et matchs d’anthologie. Si l’on devait conserver une rencontre entre les « rosbifs » et les « mangeurs de grenouilles », ce serait celle de l’Euro 2004 dont le scénario reste l’un des plus hallucinants de l’histoire des Championnats d’Europe.  

Roger Lemerre parti en Tunisie pour coacher Selim Benachour, c’est Jacques Santini et son débit de paroles infernal qui prennent en main la maison bleue. Après la catastrophe asiatique, Jack’ chamboule l’équipe et fait appel aux révélations de la Ligue 1 de la saison passée, avec notamment les arrivées des Monégasques Ludo Giuly et Jérôme Rothen ou encore du Sochalien Benoit Pedretti. Malgré ce changement de façade, les Bleus conservent leur ossature de 98/2000 avec Zidane, Thuram ou encore Marcel Desailly. C’est donc une équipe remaniée qui se présente au Portugal avec l’intention de conserver le trophée arraché au nez et à la gomina des Italiens quatre ans plus tôt.

Pour son match d’ouverture, La France affronte l’Angleterre pour une finale avant la lettre. Les Français font même office de favoris malgré leur élimination précoce au mondial coréen deux ans plus tôt. Bob Pirès se souvient : « C’est la première rencontre de l’Euro et à l’époque, nous avions beaucoup de joueurs qui évoluaient en Premier League. On se connaissait tous par coeur avec les Anglais ». Apparemment, les Britanniques en savaient plus sur les Bleus que l’inverse puisque ce sont eux qui ouvrent le score sur une tête de Lampard. Les hommes de Sven Goran Eriksson sont même plutôt sereins au moment où le rookie Wayne Rooney (17 piges à l’époque) se fait faucher par Mikaël « Roswell » Sylvestre dans la surface. Pour le tirer et prendre une option sur une victoire attendue depuis plus de 20 ans, c’est le spécialiste du coup de pied arrêté, David Beckham, qui s’élance. Celui qui enfile les coups-francs comme on enchaîne les matchs de Football Manager va pourtant buter sur un Fabien Barthez bien inspiré. Cependant, rien ne laissait penser que les Bleus pouvaient l’emporter tant le milieu de terrain all-star des Britanniques, composé de Lampard, Gerrard, Beckham et Paul Scholes maîtrisait le jeu. Les Anglais se dirigent vers une victoire facile laissant planer le doute quant au réel niveau de ces Bleus vieillissants. Et pourtant.

A la 89ème minute, Darius Vassel commet une faute à 25m des bois de David James et c’est à ce moment que l’impensable se produit. Zinédine Zidane, transparent tout le match, saisit le ballon. Jusqu’ici inoffensive, l’équipe de France va donc devoir s’en remettre à son Dieu pas encore totalement chauve pour s’éviter une crise d’entrée de jeu. Le Madrilène s’élance dans le cirque de l’Estadio da Luz et enroule « à la Beckham » dans le petit-filet de James, étrangement placé derrière le mur. La France revient une première fois de nulle-part. Ce n’est pas fini puisque deux minutes plus tard, Henry profite d’un mauvais placement de la défense anglaise pour se présenter face à Calamity James qui le fauche de manière assez grotesque, les Français s’offrent une balle de match improbable. « On se dirigeait vers une défaite, on jouait les arrêts de jeu et le génie de Zidane a posé sa main sur le match et l’a fait basculer en deux minutes: un coup franc magnifique et un penalty plein de sang froid alors qu’il était malade et qu’il avait vomi sur le terrain. C’était juste incroyable » se rappelle Robert Pirès. Les Bleus renversent la vapeur en deux minutes et plombent les espoirs anglais. Pourtant, ce match ne fut qu’un trompe-l’oeil et le reste de la compétition le prouvera. La France tombe contre la surprenante Grèce et son hélicoptère Charisteas en quart de finale, Jacques Santini est remercié, ce qui laisse la place libre à un certain Raymond Domenech…

 

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