Archives Ancien Menly Il y a 2 années Rédigé par Julien Maron

Euro 2012 : A nous les petites Anglaises!

Des forfaits en pagaille, un entraîneur au rabais, une suspension qui coûte cher : l’Angleterre arrive particulièrement diminuée à l’Euro 2012. Et pour ne rien arranger, les premiers adversaires des Three Lions sont les Bleus de Laurent Blanc, invaincus depuis 21 matchs. Autant de raisons qui font de l’équipe de France le favori évident de […]

Euro 2012 : A nous les petites Anglaises!

Des forfaits en pagaille, un entraîneur au rabais, une suspension qui coûte cher : l’Angleterre arrive particulièrement diminuée à l’Euro 2012. Et pour ne rien arranger, les premiers adversaires des Three Lions sont les Bleus de Laurent Blanc, invaincus depuis 21 matchs. Autant de raisons qui font de l’équipe de France le favori évident de cette rencontre. Pourtant, joueurs et observateurs préfèrent rester prudents avant d’affronter l’équipe de Roy Hodgson. Une prudence compréhensible mais pas justifiée, la France a largement les moyens de battre l’Angleterre et elle va le faire. Démonstration.

Tout avait très mal commencé. Octobre 2011. Déjà assurée de sa qualification, l’Angleterre affronte le Monténégro et mène tranquillement au score quand Wayne Rooney craque. L’attaquant balaye un adversaire et prend un carton rouge direct. Deux matchs de suspension pour le mancunien. Après le tirage au sort qui a lieu le 2 décembre, on apprend qu’il manquera les rencontres contre la France et la Suède. Premier coup dur.

Le 8 février, l’Angleterre vacille de nouveau. Son entraîneur Fabio Capello donne sa démission suite à un désaccord avec la Fédération Anglaise de Football. L’Italien n’accepte pas qu’on retire le brassard de capitaine à John Terry, impliqué dans une affaire d’insultes racistes, et laisse le navire sans capitaine. Pas pressée du tout, la Fédé de la Couronne attend jusqu’au 1er mai pour lui trouver un remplaçant.

Harry Redknapp a préféré rester à Tottenham (comment lui en vouloir), c’est finalement Roy Hodgson qui prend les rênes des Three Lions. Le globe-trotter (17 équipes entraînées) a certes fait bonne figure avec la Suisse (qualif’ pour le Mondial 94 et l’Euro 96), mais pour le reste c’est plutôt maigre. Pas le genre de type qui va mener l’Angleterre vers les sommets, 46 ans après son unique titre majeur. Touchée, l’équipe de la reine Elizabeth n’est pas encore coulée.

Le coup de Trafalgar, ce sont les joueurs qui vont le porter à leur équipe. En l’espace de trois jours, ce sont trois joueurs de l’équipe-type qui se blessent. Tour à tour Gareth Barry, Frank Lampard et Gary Cahill déclarent forfait pour l’Euro 2012. Avec l’absence de longue date de Jack Wilshere, le milieu de terrain est soudain composé de Oxlade-Chamberlain – Gerrard – Parker et Milner. Joleon Lescott prend lui place en défense centrale. Pas non plus des joueurs de seconde zone, mais loin d’être impressionnant. Délestés de deux récents champions d’Europe (Cahill et Lampard) et d’un champion d’Angleterre (Barry), les Three Lions ne font pas peur.

La bataille du milieu devrait donc être aisément gagnée par Cabaye, Diarra et Malouda, tous les trois en jambes. Et quand ils sont bien inspirés, ils sont largement capables de distiller des bonnes passes au trio offensif des Bleus. Avec Franck Ribéry, Karim Benzema et Samir Nasri (sait-on jamais ?) en forme, la défense Anglaise sera vite prise de court.

Parce que l’attaque de Roy Hodgson ne risque pas de se procurer beaucoup d’occasions. N’oublions pas que devant, la doublette est composée d’Ashley Young et Danny Welbeck. Et on peut prendre autant de précautions qu’on veut, c’est deux-là n’ont pas la moitié du talent qu’on leur prête. Si la charnière centrale de l’équipe de France compense son manque de vitesse par un placement intelligent, elle ne devrait pas avoir de mal à étouffer les deux joueurs de Manchester United. Quand bien même Young est en pleine bourre (6 buts et 4 passes décisives pour ses 10 dernières sélections) et Welbeck est déconcertant avec sa coupe à la Mister T.

N’en déplaise aux prudents, les « tricolores » doivent avoir confiance. Ils doivent débarquer sur le terrain sûrs d’eux et de leur talent qui fera la différence ce soir face à une équipe d’Angleterre amoindrie et surtout incapable de battre la France depuis 1982. Une série qui ne prendra pas fin ce soir. 

 

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