Archives Ancien Menly Il y a 2 années Rédigé par Julien Maron

Douillet, Besson, Morano… : que vont-ils devenir sans Sarkozy ?

Le déménagement, c’est maintenant, pour le gouvernement Fillon, tandis que le futur ex-Premier ministre prépare la remise de sa démission aujourd’hui… François Hollande est le nouveau patron. Un jour historique pour certains, une catastrophe pour d’autres. En effet, les pensionnaires du Conseil des ministres vont devoir délocaliser. Les plus expérimentés, comme Alain Juppé, n’y voient qu’un […]

Le déménagement, c’est maintenant, pour le gouvernement Fillon, tandis que le futur ex-Premier ministre prépare la remise de sa démission aujourd’hui…

François Hollande est le nouveau patron. Un jour historique pour certains, une catastrophe pour d’autres. En effet, les pensionnaires du Conseil des ministres vont devoir délocaliser. Les plus expérimentés, comme Alain Juppé, n’y voient qu’un aléa de plus dans leur vie politique. Chez les rookies, en revanche, c’est en tremblant et la boule au ventre qu’on fait les cartons. En effet, la réorientation s’annonce difficile.

Avant, David Douillet était un des judokas français les plus titrés de l’histoire. Rien de moins que deux fois champion olympique et quadruple champion du monde et d’Europe. Associé pendant longtemps à Bernadette « Maman » Chirac pour la très célèbre opération des pièces jaunes, celui qui est alors employé de banque se lance dans la politique une fois sa carrière terminée. Sous la présidence Sarkozy, Douillet connait une ascension fulgurante : député puis secrétaire d’État des français de l’Étranger pour enfin s’asseoir sur le confortable fauteuil de ministre des sports.

Eté 2012 : triste et sans-emploi, David Douillet tombe un soir de déprime sur Rocky Balboa à la TV. Il y voit un Sly Stallone vieux et usé reprendre le combat. L’idée fait son chemin jusqu’en septembre 2012 où David Douillet fait son retour sur les tatamis de la salle polyvalente de Levallois-Perret. Il remporte quelques combats de seconde zone et veut s’attaquer aux têtes d’affiche. Février 2013 : la rencontre entre David Douillet et Teddy Rinner. 30 secondes et un Ipon plus tard, Douillet retourne collecter des pièces jaunes.

En 2007, Éric Besson était socialiste. Entre les deux tours de la présidentielle, l’homme est passé chez l’adversaire UMP. Une trahison pour ses anciens-compagnons. Second tour : victoire de Nicolas Sarkozy. Éric est dans le clan des vainqueurs. On ne délaisse pas 15 ans d’engagement socialiste pour des cacahuètes, il devient secrétaire d’État avant d’être nommé ministre de l’immigration. Pendant 5 ans, il forme avec ses petits camarades Hortefeux et Guéant, la frange dure de l’UMP.

Mai 2012 : les ex-copains socialistes s’emparent du pouvoir et ont la rancune tenace. Éric Besson est chassé de Paris et doit s’exiler au Maroc, sa terre natale. Frustré, Besson déchire sa carte UMP et la remplace par celle du FN. Une nouvelle lutte commence.

Nadine Morano est très triste. Avant la présidence de Nicolas Sarkozy, elle était inconnue. Elle avait pourtant réussi à rouler sa bosse au sein des gouvernements Fillon. Tout en évitant les restructurations, Morano passait de secrétaire d’État à ministre de l’Apprentissage. Multipliant pourtant les gaffes, elle tient bon contre vent et marée. Les socialistes, une fois au pouvoir, l’a mettront dehors.

La reconversion est difficile mais experte dans les réseaux sociaux, Nadine Morano lance son entreprise de communication sur Twitter, Morano inc. Le succès est immédiat. Morani inc. entre en Bourse et la fortune de sa propriétaire s’accroit de façon exponentielle. 2022 : Nadine Morano est la première fortune de France et est tentée de racheter l’UMP, pour un euro symbolique ?

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