Archives Ancien Menly Il y a 2 années Rédigé par Julien Maron

Dépression ou petit coup de blues : une prise de sang révolutionne les diagnostics

Bientôt, on pourra distinguer objectivement l’état dépressif grave et le petit coup de blues anodin.  Des chercheurs américains viennent de faire une découverte qui pourrait révolutionner le diagnostic rapide des états dépressifs chez les patients. Ils ont en effet identifié dans le sang des marqueurs biologiques de la dépression chez l’adolescent. Ce qui laisse entendre que […]

Bientôt, on pourra distinguer objectivement l’état dépressif grave et le petit coup de blues anodin. 

Des chercheurs américains viennent de faire une découverte qui pourrait révolutionner le diagnostic rapide des états dépressifs chez les patients.

Ils ont en effet identifié dans le sang des marqueurs biologiques de la dépression chez l’adolescent.

Ce qui laisse entendre que dans un futur proche, la dépression pourrait être diagnostiquée aussi rapidement que le diabète ou le cholestérol, par une simple prise de sang…

Jusqu’ici, l’état dépressif se détermine en fonction de critères subjectifs comme la capacité du patient à décrire correctement ses symptômes et la capacité du médecin à les interpréter. Dès lors il devient difficile de distinguer la forme dite majeure de dépression, la plus grave et de simples coups de blues passagers, certes tout aussi importants mais qui ne nécessitent pas toujours la prise d’antidépresseurs.

Les chercheurs américains ont donc effectué des tests sanguins à l’aveugle sur 14 adolescents diagnostiqués déprimés et 14 autres non-déprimés, âgés de 15 à 19 ans.

Les recherches portaient sur 26 marqueurs génétiques présents dans le sang, déjà identifiés comme des caractéristiques de l’état dépressif sévère lors d’études menées sur des rats.

Ainsi, onze marqueurs ont permis de distinguer les jeunes déprimés et ceux qui étaient en bonne santé, à un niveau de fiabilité élevée.

Eva Redei, psychiatre à la Northwertern University de Chicago et auteur principal de l’étude estime que « ces onze gènes ne sont probablement que le haut de l’iceberg car la dépression est une maladie complexe, mais cela indique clairement que nous pouvons créer un test sanguin de diagnostic pour la dépression« .

Par ailleurs, si les tests sanguins ne doivent pas faire l’impasse sur un diagnostic clinique, ils permettent quand même de faire la différence entre deux sous-types de dépression, entre les patients qui souffrent seulement de dépression et ceux qui souffrent de troubles anxieux.

On peut déjà parier que les laboratoires d’analyse risquent d’être saturés si à chaque coup de blues on se précipite pour un diagnostic!

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