Archives Ancien Menly Mis à jour le 21/06/2012 Rédigé par Julien Maron

Cristiano Ronaldo, le maître d’oeuvre de la victoire portugaise

Après sa saison exceptionnelle en tout point avec le Real qui l’a vu inscrire 46 buts en Liga et terminer accessoirement champion d’Espagne, Cristiano Ronaldo était logiquement attendu comme la star incontestée de cet Euro d’autant que son rival de Barcelone n’était pas convié pour contrecarrer les plans du Madrilène.  Dès le premier match contre […]

Après sa saison exceptionnelle en tout point avec le Real qui l’a vu inscrire 46 buts en Liga et terminer accessoirement champion d’Espagne, Cristiano Ronaldo était logiquement attendu comme la star incontestée de cet Euro d’autant que son rival de Barcelone n’était pas convié pour contrecarrer les plans du Madrilène. 

Dès le premier match contre l’Allemagne, Cristiano avait tous les spotlights braqués sur lui. Pourtant, c’est bien la Mannschaft qui s’est imposée pendant que Ronaldo se montrait bien discret. On attendait alors une réaction du capitaine de la Selecçao face au Danemark, et on ne peut pas dire qu’on ait été déçu. Le Portugais a tout raté, de ses gestes techniques à ses réactions. Face aux Danois, « Christian Ronald » a flirté avec le ridicule. Pour résumer sa prestation, disons que ses deux loupés face au gardien ne sont pas ce qui lui est le plus reproché car tout le monde le sait, cela arrive même aux meilleurs

Au moment du troisième but libérateur de Varela dans les ultimes minutes, le mannequin du Real n’est pas allé féliciter son coéquipier et encore moins fêter la victoire qui se dessinait avec le reste de son équipe. Au lieu de ça, Ronaldo s’est montré blessé dans son égo et a préféré bouder dans son coin, regrettant sûrement de ne pas être le héros de toute une nation. Vexé, touché dans son orgueil, CR7 avait même préféré renvoyer ses détracteurs vers Lionel Messi qui n’a pourtant aucun rapport avec l’Euro« Vous savez ce qu’il faisait l’an dernier à la même époque ? Il était à la Copa America et s’est fait éliminer en quart. » 

C’est donc peu dire que le natif de Funchal allait être scruté pour le dernier match de poules face aux Pays-Bas. Comme tous les grands joueurs, le Portugais a répondu présent avec un doublé à la clé permettant à son pays de se qualifier et de montrer par la même occasion qu’il était bel et bien le seul décisionnaire de l’avenir des Lusitanos. José Mourinho peut alors défendre sereinement son poulain : « Quoi qu’il fasse, il aide l’équipe et il la bonifie. Je ne lui vois pas de points faibles. Il est complet, il a les deux pieds. Et surtout il met son talent au service du collectif. Il poursuit sa mission pour son pays. »

Evidemment le monstre d’égoïsme qu’il est irrite, car son rôle de capitaine devrait faire passer les intérêts de l’équipe bien avant ses stats personnelles. Mais après tout, qui d’autre peut prétendre au brassard  ? Certainement pas Pepe et son instabilité. A la limite, pourquoi pas Raul Mereiles qui, sans sa dégaine de fou furieux tout droit sorti d’une rave party berlinoise, aurait parfaitement le profil du type qui se dévoue corps et âme pour ses potes. Aujourd’hui, Ronaldo est intouchable et il le sait. Le Portugal ne peut décemment pas se passer de lui comme l’Argentine n’a jamais pu faire sans Messi, malgré les difficultés du Barcelonais avec l’Albiceleste.

La quête du Ballon d’Or démarre ce soir avec le match contre les Tchèques, un adversaire réputé plus faible que le Portugal. Ce sera l’occasion pour le joueur du Real de prouver qu’il a franchi un palier en sélection et donc de damer le pion à l’Argentin en assumant son costume taille patron. Reste à savoir si le fait d’être jeune, beau et riche lui suffit…

A LIRE EGALEMENT SUR MENLY.FR :

Euro 2012 : Pour Zidane, « Iniesta pourrait jouer gardien de but »

Euro 2012 – Clash Ben Arfa, Blanc, Nasri : L’Equipe veut-elle nuire aux Bleus ?

Euro 2012 : Nasri et Ben Arfa, le clash dans la peau

Capello, Deschamps, Le Guen : la short-list de la FFF pour remplacer Blanc

 

Votre avis nous interesse