Charia Hebdo : droite et gauche d’une même voix
Archives Ancien Menly Mis à jour le Rédigé par Julien Maron

Charia Hebdo : droite et gauche d’une même voix

L’attentat dont ont été victimes les locaux de la rédaction de Charlie Hebdo la nuit dernière, a fait réagir la classe politique française. Unanime pour condamner cet acte, tous bords confondus. Morceaux choisis. A DROITE : Le ministre de l’Intérieur Claude Guéant a exprimé son opinion, en déclarant sur BFM TV : « La liberté de […]


L’attentat dont ont été victimes les locaux de la rédaction de Charlie Hebdo la nuit dernière, a fait réagir la classe politique française. Unanime pour condamner cet acte, tous bords confondus. Morceaux choisis.

A DROITE :

Le ministre de l’Intérieur Claude Guéant a exprimé son opinion, en déclarant sur BFM TV : « La liberté de la presse est une liberté sacrée dans notre pays, il faut absolument tout faire pour la préserver (…) Qu’on aime ou qu’on n’aime pas Charlie Hebdo, tous les Français doivent se sentir ce matin solidaires d’un journal qui exprime par son existence et par sa façon d’être, la liberté de la presse. »

Le patron de l’UMP Jean-François Copé a embrayé sur Europe 1 : « Il est nécessaire que nous condamnions avec la plus grande force un attentat contre un journal. Les amalgames entre la religion et la politique sont les pires qui soient. »

La ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a elle aussi réagi sur les ondes de France Info : « Ceux qui font ça se désignent eux-mêmes comme des ennemis de la démocratie (…) On ne négocie pas le droit de la presse à coup de bombe. »

A GAUCHE :

Toujours sur la chaîne d’actualité BFM TV, le maire PS de Paris Bertrand Delanoë a fait savoir son indignation : « Cette attaque me révolte et si je peux aider Charlie Hebdo à retrouver des locaux pour pouvoir faire vivre son journal et sa liberté je le ferai. »

Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche à la prochaine présidentielle, s’est voulu solidaire avec le journal satirique, au micro d’Europe 1 : « Si c’est un incendie volontaire, c’est tout à fait répugnant. Charlie assume ses choix éditoriaux, c’est la loi de la liberté de la presse. Le délit de blasphème n’existe pas pour la raison que le blasphème n’existe pas, nous sommes ici la République française, c’est cette loi là qui s’applique. Je veux dire ma sympathie et mon affection à l’équipe de Charlie Hebdo, je suis sûr que le journal va trouver la force en lui de rebondir. »

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