Archives Ancien Menly Mis à jour le 02/07/2012 Rédigé par Julien Maron

Casillas, Gerrard, Pirlo et Ronaldo : l’équipe type de l’Euro 2012

L’Euro 2012 s’est soldé sur la taule espagnole infligée à l’Italie en finale (4-0). Pendant ces 15 jours de compétition, nous avons pu voir des belles choses et certaines plus vilaines. Retrouvez aujourd’hui notre onze type du tournoi. Iker Casillas : un chorizo encaissé en six matchs, le gardien du Real mérite bien son surnom […]

L’Euro 2012 s’est soldé sur la taule espagnole infligée à l’Italie en finale (4-0). Pendant ces 15 jours de compétition, nous avons pu voir des belles choses et certaines plus vilaines. Retrouvez aujourd’hui notre onze type du tournoi.

Iker Casillas : un chorizo encaissé en six matchs, le gardien du Real mérite bien son surnom de « San Iker« . C’est sûr que c’est plus facile d’avoir ce genre de stats quand on joue derrière Pique et Ramos mais même quand les deux gus’ se trouent comme face à la Croatie, Casillas est là pour assurer le coup, écoeurer Modric et compagnie, le tout pour éviter l’élimination précoce de la Roja. A partir de là, tout est dit.

Gebre Selassie : on attendait Mathieu Debuchy ou Ignazio Abate, c’est finalement Gebre Selassie qui s’est affirmé comme le meilleur latéral de l’Euro. Au programme, une barre d’énergie inépuisable, des allers et retours en défense sans transpirer et un nom à faire frissonner n’importe quel marathonien. C’est déjà pas mal pour un mec de 25 ans qui joue à Liberec, et ça va forcément attirer l’oeil de quelques clubs.

Pepe : pas un tacle assassin, aucune main brisée et encore moins d’essuyage de crampons sur le dos d’un attaquant adverse. On pourrait se dire que c’est décevant et pourtant, Pepe a montré qu’il était un des cinq meilleurs défenseurs centraux du monde. Pas moins que ça. Le fou du Real a été intraitable et le seul reproche qui pourrait lui être fait serait de s’être pris deux buts par Nicklas Bendtner. Il s’en tire bien.

Barzagli : on peut avoir 31 ans, être l’un des piliers de la Squadra et rester un parfait inconnu pour le grand public. C’est le cas du Turinois qui a véritablement profité de cet Euro pour se faire un nom hors d’Italie. Aux côtés de Chiellini et De Rossi (dans un premier temps repositionné en défense), l’ancien joueur de Wolfsburg est intraitable et brille. Il prouve également que Prandelli avait raison d’attendre le dernier moment avant de prendre une décision concernant celui qui n’aurait jamais dû participer à l’Euro à cause d’une vilaine blessure de dernière minute. Le fameux sens tactique des Italiens.

Jordi Alba : acheté 14 millions d’euros par le Barça il y a une semaine, Jordi avait déjà la pression. C’est par un pion en finale de l’Euro, des kilomètres parcourus le long de sa ligne de touche qu’il y a répondu. Pas mal à seulement 23 ans.

Steven Gerrard : 3 passes décisives en quatre matchs, l’icone de Liverpool est de retour au premier plan après deux saisons compliquées. Nommé capitaine des Three Lions, l’homme prêt à aller en zonzon pour écouter du Phil Collins a répondu présent et s’est imposé comme le capitaine naturel que toute l’Angleterre attendait depuis l’affaire Terry. Au passage,son taux de passes réussies atteint les 87%. Qui a dit que Stevie était sur le déclin ?

Andrea Pirlo : tout a été dit sur le footballeur le plus élégant du monde. Techniquement affolant, déroutant par ses passes, Pirlo s’est permis d’être impliqué sur 75% des buts italiens avec une fleur sur coup-franc direct et deux passes décisives. Le tout en marchant ou en trottinant. L’architecture est un métier cérébral.

Xavi : il semblerait que les matchs de poule ne l’intéressaient pas quand on voit le niveau affiché en phase éliminatoire. Comme tous les grands joueurs, Xavi a éclaboussé la finale de son talent avec deux assists de grande qualité. Associé à Pirlo, on se demande si l’équipe adverse toucherait le ballon.

Jérémy Ménez : contre l’Angleterre, Laurent Blanc colle Nasri à droite. Malgré un goal tout en polémique du minot, les Bleus jouent mal et font match nul. C’est donc fort logiquement qu’il introduit le Parisien dans son onze pour le match déjà décisif contre l’Ukraine. Résultat, la France brille et Ménez régale d’un but. Comme on change toujours une équipe qui gagne, Blanc renvoie son furet se faire les dents sur le bancs pour les deux dernières rencontres. Résultat, deux déroutes. Avec lui, les Bleus auraient certainement fait autre chose.

Cristiano Ronaldo : les polémiques nées des deux premiers matchs de poule contre l’Allemagne et le Danemark sont loins de CR7. Dans le match ultra décisif contre les Pays-Bas, le Madrilène a enfilé sa tenue de patron et a inscrit un doublé de toute beauté. Il récidive contre les Tchèques en marquant le but qui qualifie les Portugais pour les demi-finales. Il rejoint par la même occasion Thierry Henry avec six buts inscrits en Championnat d’Europe. Si les poteaux ne s’en étaient pas mêlés, Ronaldo  serait meilleur buteur de l’Euro 2012. Et de loin.

Mario Mandzukic : trois matchs, trois buts, un dévouement à toute épreuve et une signature au Bayern. Merci et au revoir.

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