Archives Ancien Menly Mis à jour le 28/11/2012 Rédigé par Julien Maron

Carla Bruni, ex première dame, est notre good wife de la semaine

L'épouse de Nicolas Sarkozy a irrité les féministes. Nous tentons de lui apporter un peu de soutien.

Carla Bruni, ex première dame, est notre good wife de la semaine

« The Good Wife », c’est notre rubrique qui parle chaque semaine des femmes qui font l’actu. Aujourd’hui, Menly se penche sur le cas de l’épouse de Nicolas Sarkozy, qui agace les féministes.

Il est de ces causes indéfendables que l’on prend plaisir… à défendre. Et l’anti-féminisme en est le parfait exemple.

Dans un entretien accordé à Vogue, Carla Bruni a avoué, faisant fi du flot de critiques qui risquait de lui tomber sur le coin du museau, qu’elle se tamponnait royalement de tout ce qui est féminisme, lutte contre le sexisme et rayage de la mention « mademoiselle » dans les formulaires administratifs. « Dans ma génération, on n’a pas besoin d’être féministe », explique-t-elle sans trembler.

Et comme si ça ne suffisait pas, Madame Sarkozy en rajoute une couche : « J’aime la vie de famille, j’aime faire tous les jours la même chose. J’aime maintenant avoir un mari. Je suis une vraie bourge ! J’ai fini par devenir ma mère, à certains égards, malgré mes huit ans d’analyse ! » Il n’en fallait pas plus pour affoler l’association Osez le féminisme ainsi que les médias anglo-saxons, en tête desquels on retrouve le Daily Mail et le Telegraph.

N’en déplaise aux professionnels de l’indignation, Carla Bruni a raison ! D’abord parce que lorsque l’on est bien née (entendre « née riche »), le militantisme est une valeur dont on se cartouche comme de sa première paire de Louboutin. Ensuite, parce que le féminisme est devenu beaucoup trop agressif pour être crédible (celui ou celle qui a vu une intervention du collectif La barbe comprendra ce à quoi nous faisons allusion). Enfin, parce que s’occuper de sa famille n’est pas le symbole d’un avilissement à la dictature machiste.

Mais faisons au moins l’effort de chercher à comprendre ce qui a pu motiver les dires de notre ancienne première dame. Après avoir défilé sur les podiums du monde entier, fait la couv’ de toutes les publications, de Paris Match à Vogue en passant par Chasse et Pêche et TéléLoisirs, parcouru la planète au bras de Nicolas Sarkozy et fréquenté quelques grands noms (Eric Clapton, Mick Jagger, Raphaël Enthoven… Luc Ferry), Carla en a peut-être assez de toute cette agitation. Du coup, la maison, les pantoufles et les couches de Giulia ont peut-être fini par la satisfaire et ont eu raison de sa soif d’action.

Et quand bien même les propos tenus par la chanteuse seraient déplacés et/ou choquants, méritaient-ils qu’on leur attribue un hashtag ironique, moqueur et sarcastique sur Twitter (équivalent contemporain du bûcher et de la guillotine dans le monde 2.0) ? Laissons donc Carla Bruni faire des lessives et la vaisselle et réjouissons-nous que Nicolas Sarkozy ait trouvé quelqu’un pour lui préparer la pasta (oui, une Italienne cuisine forcément des pâtes. Sinon, ça n’a aucun sens) !

En un mot comme en cent, Carla Bruni-Sarkozy est notre femme de la semaine et vos protestations n’y changeront rien.

Chère Carla, la rédaction de Menly vous embrasse.

A LIRE AUSSI SUR MENLY.FR :

- Kim Jong-Un, homme le plus sexy de 2012

- Audrey Pulvar, notre good wife de la semaine passée

Votre avis nous interesse