Archives Ancien Menly Mis à jour le 25/06/2012 Rédigé par Julien Maron

Andrea Pirlo : un Nasri et un Ben Arfa dans chaque doigt de pied

L’Italie s’est brillamment qualifiée pour les demi-finales de l’Euro 2012 en disposant de la vaillante équipe d’Angleterre. Si les transalpins ont fait bonne figure jusqu’à présent, ils le doivent en grande partie à leur chef d’orchestre, Andrea Pirlo. 1m77 et 68 kilos suffisent apparemment pour contrôler le milieu sans avoir besoin d’aide. En tout cas, Pirlo […]

L’Italie s’est brillamment qualifiée pour les demi-finales de l’Euro 2012 en disposant de la vaillante équipe d’Angleterre. Si les transalpins ont fait bonne figure jusqu’à présent, ils le doivent en grande partie à leur chef d’orchestre, Andrea Pirlo.

1m77 et 68 kilos suffisent apparemment pour contrôler le milieu sans avoir besoin d’aide. En tout cas, Pirlo a fait ce qu’il voulait hier face aux gaillards anglais. Ouvertures magnifiques, vision thermique pour trouver ses coéquipiers sans oublier les petits râteaux qui vont bien : aucun doute, le patron sur le terrain était italien et avait une tronche de quadra coiffé avec un brushing Franck Provost. 

Gianluigi Buffon ne s’était donc pas trompé lorsqu’il déclarait que le plus beau jour de sa vie fut la signature du Mirador à la Juve en provenance du Milan. A l’époque, le joueur réclamait trois années de contrat contre une seule proposée par le club de Berlusconi. Avec lui, Turin a remporté un titre qui fuyait le club depuis dix piges, au détriment des Milanais, en restant bien évidemment invaincu toute la saison. A trente-trois ans, Pirlo se refait une santé et dispute 37 matchs de Serie A, preuve que son jeu fait de petites foulées reste le meilleur moyen de garder la forme.

Pirlo, c’est l’élégance italienne dotée d’une technique intraitable et d’un sens tactique à rendre fou de jalousie n’importe quel entraîneur adverse. Toujours bien placé, le natif de Brescia voit tout avant tout le monde. S’il était militaire, il serait à la fois éclaireur et général. Le fluet italien anticipe les transmissions adverses, repère les failles du camps d’en face et en profite pour dégoupiller ses grenades aveuglantes, le tout pour faire briller les soldats en première lignes. Exemple d’altruisme, il n’y a pas un match où l’ancien Milanais ne délivre pas un caviar pour un de ces attaquants de pointe.

Pourtant, le type ne paye pas de mine. Pas très grand et encore moins costaud, « l’architecte » ne se fait malgré tout jamais bouger. En difficulté, il lui suffit de poser le pied sur le ballon, de mettre en marche le sonar qui lui sert de paire d’yeux, de scanner les alentours et de faire le bon choix. Le tout en prenant évidemment son temps sans pour autant ralentir le jeu car trop fort, trop facile. L’anti-Nasri par excellence.

Si Pirlo était espagnol, Xavi n’existerait pas et le monde du foot’ se « palucherait » sur lui. Au lieu de ça, il est Italien et joue pour un club pourri par les affaires de corruption. Ce qui ne l’empêche pas de punir l’Angleterre sur une panenka aussi provocante que géniale alors que la Squadra est au bord de l’élimination. Dommage que le Ballon d’Or soit déjà attribué.

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