Archives Ancien Menly Il y a 2 années Rédigé par Julien Maron

A Marseille les bandits ne sont pas manchots

Depuis 2011, la guerre pour le contrôle de la drogue à Marseille a repris de plus belle. L’année dernière la préfecture y a ainsi recensé 13 décès a priori liés de près ou de loin au trafic de stupéfiants. Une guerre entre caïds pour éliminer un concurrent, laver un affront, une dette d’honneur… Dernier règlement […]


Depuis 2011, la guerre pour le contrôle de la drogue à Marseille a repris de plus belle. L’année dernière la préfecture y a ainsi recensé 13 décès a priori liés de près ou de loin au trafic de stupéfiants. Une guerre entre caïds pour éliminer un concurrent, laver un affront, une dette d’honneur… Dernier règlement de comptes sanglant ce jeudi dans le 8e arrondissement de la cité phocéenne où un homme bien connu des services de police, a été froidement abattu et avec acharnement, à la kalachnikov et au fusil  de chasse.

Au contraire de Paris qui représente pour le grand banditisme davantage une ville de repli où l’on y entretient « proprement » son business, mais comme à Toulon ou en Corse – qui connaît aussi actuellement une recrudescence de fusillades « sauvages » imputées au Milieu -, les assassinats « à l’ancienne » par la Mafia reprennent donc de plus belle à Marseille. Un phénomène particulièrement inquiétant - quand la Pieuvre se met à flinguer à répétition, elle seule décide du jour où elle hissera à nouveau le drapeau blanc – et qui démontre que la guerre aurait repris entre plusieurs grandes familles ou clans mafieux du sud de la France.

D’autant plus effrayant qu’aux côtés de la Mafia historique marseillaise, traditionnellement étroitement liée avec les milieux politique et financier,  dont la France avait pris la mesure à la fin des années 70 avec la French connection, on trouve depuis quelques années une nouvelle école de malfrats iconoclastes venus des quartiers sensibles. Des voyous qui n’ont peur de rien et qui dégainent le pétard plus vite que leur ombre. Autant dire que les corps criblés de balles retrouvés sur des parkings – évidemment  sans aucun témoin – ont encore   de l’avenir du côté de Marseille.

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